Patrice Chéreau, un musée imaginaire

Patrice Chéreau, un musée imaginaireLa Collection Lambert à Avignon a réouvert ses portes et présente jusqu’au 11 octobre 2015 une exposition en hommage à Patrice Chéreau.

Les salles d’exposition font entrer en résonance des œuvres contemporaines et anciennes avec les créations de Chéreau pour le théâtre, l’opéra et le cinéma, elles-mêmes si souvent inspirées par les visages et les corps peints par Géricault, Titien ou Courbet.

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« Avoir un corps », de Brigitte Giraud

brigitte-giraud-avoir-un-corpsL’expérience de la peau

À la toute fin de son récit, Brigitte Giraud évoque le travail mené avec Bernadette Gaillard, chorégraphe. Avoir un corps est le résultat de nombreux échanges entre les deux artistes.

On ne saurait parler davantage du corps que par la danse et le mouvement dans l’espace et la première caractéristique de l’écriture, telle que la pratique Brigitte Giraud, c’est l’action donnée par les verbes.

Ils sont là, au présent, comme un flux ininterrompu, comme ils étaient là, dans J’apprends, récit proche de celui-ci puisqu’il mettait en scène la narratrice qui entre dans le monde avec candeur, envie voire enthousiasme, avant d’apprendre le silence, le mensonge et ce qui est caché.

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« Pina », de Wim Wenders

Wim Wenders, l’un des cinéastes allemands les plus doués de sa génération, producteur, photographe et réalisateur internationalement reconnu pour, entre autres, Alice dans les villes (1973), Paris, Texas d’après un roman de Sam Shepard (Palme d’or au festival de Cannes, 1984), Les Ailes du désir (Prix de la mise en scène, Cannes, 1987), projetait de réaliser un film sur le regard de sa compatriote, la danseuse-chorégraphe Pina Bausch,  sans trop savoir quelle forme lui donner.

Puis, il eut l’idée de tourner en 3D, cette nouvelle technologie si proche de la perception de l’œil humain, permettant d’apprécier les mouvements des danseurs, les formes, les volumes de chaque corps mince, rond, puissant, vigoureux ou fragile sur lesquels Pina Bausch s’appuyait pour monter ses spectacles. Mais, avant même le début du tournage, elle apprit qu’elle souffrait d’un cancer généralisé et mourut cinq jours plus tard, le 30 juin 2009, à l’âge de 68 ans. Lire la suite

« Black Swan », de Darren Aronofsky

« Black Swan », de Darren AronofskyOn peut se montrer perplexe face à l’accueil largement favorable réservé, de la part du public et surtout de la critique, au film de Darren Aronofsky, Black Swan.

Hormis l’interprétation époustouflante de Natalie Portman qui, à elle seule, sauve l’histoire de la faillite, le film manque de souffle, d’élégance, d’originalité et de vraisemblance. La paresse du scénario tentant désespérément d’être camouflée par une réalisation heurtée et par l’utilisation, assez grotesque, et en tout cas complaisante, des recettes du film d’horreur et de l’esthétique gore.

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« Black Swan », de Darren Aronofsky

Réalisateur culte de Pi, Requiem for a dream, The Fountain et The Wrestler, Darren Aronofsky aime les sujets forts à dominante névrotique, voire psychotique. Et sa façon de filmer a fait de lui l’une des têtes d’affiche de la nouvelle vague juive new-yorkaise. Il traite ici de façon toute personnelle la danse classique.

La puissance de Black Swan tient à l’ambigüité qu’il laisse planer sur sa protagoniste. D’ailleurs tout le film est construit sur le thème du double.

Nina, la belle danseuse du New York City Ballet, se voit attribuer, dans une version moderne du Bal des cygnes, le rôle de la reine, particulièrement difficile parce qu’il est partagé entre le Cygne blanc, symbole de pureté, et le Cygne noir, être maléfique.

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