L’enseignement de l’histoire des esclavages et de leurs abolitions

La Direction générale de l’enseignement scolaire précise les modalités d’organisation de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions – le 10 mai – dans les établissements.

Cette journée a été instituée en référence à la date de l’adoption en dernière lecture par le Sénat de la loi du 21 mai 2001 qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Cette loi a notamment instauré le comité pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage.

Marc Olivier Baruch, « Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit »

Marc-Olivier Baruch, "Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit"Nous aurions presque oublié, alors que la chose fit grand bruit dans le landernau universitaire et politique. En décembre 2005, quelques-uns de nos plus éminents historiens, dont certains professeurs au Collège de France, des académiciens et jusqu’à un ancien ministre apposaient leur signature au bas d’un manifeste collectif  intitulé Liberté pour l’histoire.

Il s’agissait de s’élever contre une série de lois jugées « indignes de la République » car attentatoires à la liberté de pensée et d’expression des historiens. Une disposition gouvernementale (vite abrogée) avait cristallisé l’émotion, en partie légitime, de la corporation, celle qui prétendait imposer à l’école de souligner « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».

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