« Les Mains libres », de Man Ray et Paul Eluard. De la lyrique amoureuse au libertinage érotique

"Les Mains libres", de Paul Eluard et Man RayLes Mains libres est un ouvrage hybride qui est parcouru par des contradictions: poésie/peinture, tradition/modernité; amour du couple/libertinage.

Nous étudierons à travers ces oppositions le rapport du poète au peintre et à la femme.

Des indices iconographiques, textuels et biographiques nous permettent de lire ce texte image comme l’écriture d’une utopie amoureuse reposant sur l’échange des identités et des objets du désir. Cela dans la perspective surréaliste de la révolution politique, morale et métaphysique.

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Une utopie : « Nous étions l’avenir », de Yaël Neeman

"Nous étions l’avenir", de Yaël Neeman« Le kibboutz n’est pas un village au paysage pastoral, avec ses habitants pittoresques, ses poules et ses arbres de Judée. C’est une œuvre politique, et rares sont les gens de par le monde qui ont vécu, par choix et de leur libre volonté, une telle expérience, la plus ambitieuse qui fut jamais tentée. Qui pourrait dire non à une tentative de fonder un monde meilleur, un monde d’égalité et de justice ? Nous n’avons pas dit non. Nous avons déserté. »

Une fois n’est pas coutume, nous sommes partis de la quatrième de couverture pour présenter le récit de Yaël Neeman, écrivain israélienne dont paraît Nous étions l’avenir, un titre qui sonne à la fois nostalgique et utopique.

Les deux adjectifs ne sauraient mieux caractériser ce livre, encore que pour le premier, on apportera quelques nuances. Le second en revanche, rappelle des temps désormais très lointain.

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“Black Coal”, de Diao Yinan

"Black Coal", de Diao YinanAvec A touch of sin, le cinéaste chinois Jia Zhangke avait signé l’an dernier une fresque politique saisissante sur la montée de la violence dans son pays, comédie humaine formée de séquences sans lien où la colère et l’exaspération du peuple étaient filmées comme dans les films de genre.

Cette année son compatriote Diao Yinan, après avoir réalisé Uniform (2003) et Train de nuit (2007), revient avec un film policier tout aussi ténébreux que son précédent.

Black Coal se réclame du film noir, mais en subvertit les codes pour dresser un sombre tableau de la Chine contemporaine.

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