Les programmes éducatifs européens face aux défis du terrorisme

Europe

 

Une fois encore, la France a été frappée en son cœur… La barbarie est inouïe : des innocents sont tués, abattus de sang froid. Les cibles sont multiples, choisies pour leur impact médiatique.

Les terroristes, des kamikazes, se sont donné la mort en répandant autour d’eux la désolation. Ils étaient jeunes et ont tué aveuglément jeunes et moins jeunes. L’incompréhension domine…

Cette barbarie et la monstruosité de ces actes soulignent, s’il en était besoin, l’importance de l’éducation et, principalement, de l’éducation à l’Autre. Le programme européen Erasmus + cherche à répondre à ces défis.

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« Boyhood », de Richard Linklater, le choix de l’ordre du monde

"Boyhood", de Richard Lakleter © IFC Films

« Boyhood », de Richard Lakleter © IFC Films

Le film de Richard Linklater ne présente pas seulement un réel intérêt esthétique, il offre une vision de l’enfance et de l’adolescence particulièrement originale à laquelle nos élèves seront sensibles, comme nous l’avons été nous-mêmes.

Le film oblige en effet le spectateur à se placer devant les choix des personnages et à s’interroger sur ce qu’il aurait pu faire lui-même, ou même s’il y avait lieu d’agir.

En ce sens, les réactions des adultes et des adolescents font partie du projet du film, au même titre que son absence absolue de jugement par rapport à ses personnages ou son très grand souci d’ouverture.

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« La Cour de Babel », de Julie Bertuccelli

"La Cour de Babel", de Julie BertuccelliDes adolescents écrivent au tableau des mots de leur langue maternelle et les traduisent en français.

L’orthographe est hésitante, mais ils s’appliquent à cet exercice, qui leur permet d’évoquer des souvenirs, de communiquer avec leurs camarades et d’apprendre la langue de leur pays d’adoption.

Dès cette première séquence du film de Julie Bertuccelli, la métaphore biblique est pleinement justifiée. Car elle explore et renouvelle ce que Derrida définit comme  « le mythe de l’origine du mythe, la métaphore de la métaphore, le récit du récit, la traduction de la traduction », avec sa double valence : châtiment divin par la perte irréparable de la langue adamique commune qui introduit la confusion (première étymologie) ou au contraire dans la cité de Dieu  (deuxième étymologie) instauration positive de la diversité et des conditions de l’altérité (François Marty),  invitation à « l’ouverture à l’autre, celui qui m’est radicalement différent, comme voie qui mène au Tout autre » (Emmanuel Lévinas), chance inestimable pour l’homme d’échapper à l’uniformisation stérilisante (Marie Balmary).

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« Blackbird » de Jason Buxton

jason-buxton-blackbirdL’un des plus beaux films de l’année sur l’adolescence et ses déboires risque de passer inaperçu. Il s’agit du premier film du Canadien Jason Buxton avec un casting de débutants, à ne pas confondre avec le film de Stefan Ruzowitzky intitulé en France Blackbird (2012).

Blackbird signifie « merle noir » et cet oiseau symbolise l’aliénation. Il a d’ailleurs donné son titre à une célèbre chanson des Beatles, décrivant un « oiseau noir chantant dans le calme de la nuit » (« blackbird singing in the dead of night »), que Paul Mac Cartney exhorte à utiliser ses ailes brisées et à apprendre à voler, puisqu’« [il n’attendait] que ce moment pour s’envoler et être libre » (« you were only waiting for this moment to arise/to be free »). Cet oiseau métaphorique se débattant pour prendre son vol illustrait les efforts des Afro-Américains pour faire entendre leurs droits depuis les années 1950.

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