15 novembre – Lettre de la ministre de l’Éducation nationale aux parents

Lettre aux parents-1Madame, Monsieur,

Les attentats terroristes qui ont frappé Paris et la Seine-Saint-Denis ce vendredi 13 novembre ont atteint une nouvelle fois le cœur de notre République et nous ont tous bouleversés. Le Président de la République a déclaré l’état d’urgence et trois jours de deuil national. Toutes mes pensées vont vers les victimes de ces actes abominables et leurs proches.

En tant que parents, soyez assurés que l’ensemble des équipes pédagogiques et éducatives seront à vos côtés dans ce moment douloureux, prêtes à vous aider et à vous informer. Des cellules psychologiques sont ainsi déployées dans les écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, en Ile-de-France, où les élèves, leurs familles et les personnels de l’éducation nationale ont été particulièrement affectés, mais aussi ailleurs, à la demande des directeurs d’école et chefs d’établissement.

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Ministère de l'Éducation nationale

La conférence de presse du 22 janvier 2015 de Najat Vallaud-Belkacem aurait dû être en principe celle des vœux pieux à la communauté éducative. Mais l’actualité s’est invitée avec cruauté, appelant plus que de simples paroles de circonstances. La ministre de l’Éducation nationale n’avait donc pas le droit à l’erreur en des temps où la parole politique forte devient une impérieuse nécessité.

Il apparaissait ainsi essentiel de revenir honnêtement sur la difficulté de réguler les échanges sur les événements tragiques encore omniprésents dans la mémoire collective.

Par là même, on peut savoir gré à la ministre de pointer du doigt les points de vue déviants exprimés par certains élèves endoctrinés par des discours-slogans et vulnérables aux théories fumeuses circulant sur la Toile.

L’éducation aux médias apparaît de fait pour Najat Vallaud-Belkacem comme la première clef pédagogique pour combattre les tentations obscurantistes. On ne peut que lui donner raison tout en rappelant que la presse a perdu du poids dans la circulation des idées et que le premier chantier à réinvestir reste l’appropriation du texte par les élèves. Pas simplement la « une » ou le titre choc, mais le texte, soit un énoncé susceptible de déployer ses réseaux de signification. En ce sens, très concrètement, la Semaine de la presse ne justifie-t-elle pas de redevenir une obligation pédagogique citoyenne – et ce dès les plus petites classes ?

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