Albums, bandes dessinées, romans, poésie, langues anciennes, cinéma, histoire, pédagogie, actualités… dans « l’École des lettres »

"LÉcole des lettres", numéro 1, 2014-2015Mobilisez vos élèves avec les pistes pédagogiques proposées dans le numéro 1 de l’École des lettres ainsi que dans le dossier web qui l’accompagne.

Albums, bandes dessinées, romans, poésie, histoire, langues anciennes, étude de la langue, ateliers d’écriture, clubs de lecture, concours… les auteurs de l’École des lettres, tous professeurs en exercice, mettent à votre disposition des séquences qu’ils ont expérimentées avec succès dans leurs classes.

Propositions de lectures, recherches, explorations de l’actualité et de la vie culturelle seront développées tout au long de l’année sur le site ecoledeslettres.fr qui vous donne accès aux Sommaires détaillés de 2008 à 2014 ainsi qu’aux Archives de l’École des lettres de plus de 40 000 pages, actualisées en permanence.

 

 

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« La Valse des pantins », de Martin Scorsese

"La Valse des pantins", de Martin ScorseseQuand le rire se fige

Truffaut expliquait que son plaisir était de voir les films sur grand écran avant de les revoir sur son écran de télévision et, alors, en cassette vidéo. Aujourd’hui, on dirait autrement mais l’idée reste la même et un support numérique aide à retrouver une émotion, un plaisir, ou à remettre en perspective un film. C’est le cas avec ce DVD.

Dans les suppléments de La Valse des pantins – King of comedy en anglais – Thelma Schoonmaker ,qui a monté la plupart des films de Scorsese, raconte comment elle travaille avec le metteur en scène, très soucieux du montage. Selon elle, les grands cinéastes sont des monteurs dans l’âme, et Scorsese, comme Eisenstein ou Hitchcock en est un : il pense en monteur.

Un écran de télévision branché sur TCM, la chaîne américaine diffusant des classiques, est allumée en permanence, son coupé. Et tandis qu’ils travaillent sur leur film, Scorsese jette des coups d’œil sur cet écran, et attire l’attention de sa monteuse sur tel plan, tel autre, tel effet. Le cinéaste ne cesse d’être cinéphile. Celles et ceux qui ont vu Voyage à Hollywood puis Voyage en Italie le savent, et se régalent à l’entendre et à le voir commenter les films.

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The Hollywood Turn. Revoir, récrire, déconstruire le cinéma américain

Colloque à la BNF : The Hollywood TurnLe cinéma américain, classique autant que contemporain, n’en finit pas de nourrir l’imaginaire, la mémoire et les discours.

C’est un foyer d’images qui se réfractent dans les arts, un espace ouvert de réappropriation et de création, un terrain où la pensée théorique se déploie sans fin.

Réunis à la Bibliothèque nationale de France le jeudi 5 juin 2014, des chercheurs en cinéma et études anglophones observeronnt ces objets communs au prisme de leurs approches et perspectives singulières.

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« Les Aventures de Pinocchio », de Carlo Collodi, ou les métamorphoses d’un pantin

Dante, "La Divine Comédie", "Classiques abrégés"Carlo Collodi", "Les Aventures de Pinocchio", "Classiques abrégés"L’Italie possède deux monuments littéraires : La Divine Comédie de Dante et Les Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi. Ces deux œuvres, universellement connues et dont la renommée aurait tendance à éclipser toutes les autres, présentent entre elles de sérieuses différences, d’époque et de nature.

Cinq siècles les séparent, l’une est un imposant poème à portée historique et métaphysique, alors que l’autre n’est qu’une simple bambinata (le mot est de Collodi), une gaminerie en prose de moins de deux cents pages et destinée, du moins en apparence, à amuser les enfants.

Pourtant, en y regardant de plus près, on remarquerait quelques curieux points de convergence.

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Êtes-vous cinéphile ? – Retrouvez les références à Hitchcock dans « La Bobine d’Alfred », de Malika Ferdjoukh

"La Bobine d'Alfred", de Malika Ferdjoukh, "Médium", l'école des loisirs, 2013

Malika Ferdjoukh a glissé dans son roman, La Bobine d’Alfred, paru en 2013 dans la collection « Médium » de l’école des loisirs, de nombreuses références aux films d’Alfred Hitchcock :

Chantage, Les 39 marches, Agent secret, Une femme disparaît, Rebecca, Soupçons, La Corde, Fenêtre sur cour, La Main au collet, Mais qui a tué Harry ?, L’homme qui en savait trop, Sueurs froides, La Mort aux trousses, Les Oiseaux, Complot de famille...

Saurez-vous les retrouver ?

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« Le garçon incassable », de Florence Seyvos, prix Renaudot poche 2014

florence-seyvos-le-garcon-incassableFragiles et invulnérables

À  la toute fin du récit écrit par Florence Seyvos, un enfant va naître. Le dernier mot du livre est aussi le vœu de la mère : que cet enfant soit incassable.

Elle-même est une inquiète, une craintive perpétuelle qui ose à peine traverser la rue pour s’acheter une cannette. Elle voudrait donc un fils incassable, comme l’étaient, à leur manière, Henri, son demi-frère, et Buster Keaton, le cinéaste et acteur, dont la légende voulait qu’il ne sourie jamais.

Le Garçon incassable est l’histoire parallèle de ces deux hommes.

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« Belle du Seigneur », de Glenio Bonder, d’après Albert Cohen

glenio-bonder-belle-du-seigneurIl y a des œuvres littéraires réputées inadaptables au cinéma.

Comme La Recherche du temps perdu de Proust, Belle du Seigneur d’Albert Cohen l’est éminemment puisque c’est un roman fleuve en sept parties et 106 chapitres, dont l’action principale est l’amour fou d’un diplomate, Solal, pour une femme mariée, Ariane d’Auble, aristocrate protestante, épouse d’un petit bourgeois obscur, Adrien Deume.

Une véritable épopée amoureuse où la naissance de l’amour, la conquête, l’enlèvement, la lassitude et la mort évoquent la Bible, l’Iliade, les chansons de geste ou Anna Karénine. Mais si le nom d’Ariane l’Aryenne est emprunté à la mythologie grecque et à la légende de Thésée, celui de Solal inaugure une légende propre à Albert Cohen, celle de la famille des Solal, dont les aventures burlesques ont été retirées du livre à la demande de Gaston Gallimard lors de la publication en 1968, puis publiées séparément sous le titre Les Valeureux en 1969.

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À la rencontre d’Yvan Pommaux

couv.1_4L’École des lettres consacre un numéro et un dossier en ligne – une somme de dix-huit articles – à Yvan Pommaux, l’auteur-illustrateur de Corbelle et Corbillo, Angelot du Lac, L’Île du monstril, Tout est calme !, John Chatterton détective, Avant la télé, Véro en Mai…, le narrateur inspiré des albums mythologiques Thésée, comment naissent les légendes, Orphée et la morsure du serpent, Œdipe, l’enfant trouvé, Ulysse aux mille ruses, Troie la guerre toujours recommencée…, mais aussi le « metteur en scène » et passeur de La Double Inconstance, dans Rue Marivaux… Continuer la lecture