« Le Crocodile trompeur », d’après « Didon et Énée », de Purcell

"Le Crocodile trompeur", Théâtre des Bouffes du Nord. © Victor TonelliSi la dernière représentation du Crocodile trompeur, d’après l’opéra Didon et Énée, de Purcell, a été donnée à la MC2 de Grenoble cette semaine, et si les crocodiles au bord de l’Isère ont disparu, signalons la reprise de la pièce à la fin du mois aux Bouffes du Nord, à Paris.

Du théâtre furieusement musical où l’on entend bien la partition originelle, à la lettre dans le majestueux finale, parfois aussi avec une touche façon Carla Bley ou Steve Reich dans les arrangements pour octuor de Florent Hubert.

Un théâtre plein d’invention interprété par douze comédiens également chanteurs et musiciens qui délivrent un spectacle aussi excessif, drôle et émouvant que peuvent l’être ceux de ces autres contemporains experts en décalage que sont Yolente de Keersmaeker, Vincent Macaigne, Jan Lauwers, Jean-François Sivadier ou… Peter Brook. Avec un taux de fantaisie déjantée chez cette Didon aliénée qui rappelle quand même plutôt les premiers cités.

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