De l’autodidacte à l’autodidaxie à l’ère du numérique

De l'autodidacte à l'autodidaxie à l'ère numériqueMême si le « diplôme » reste le sésame de la reconnaissance professionnelle dans le registre des capitaux symboliques, la période contemporaine redessine la figure traditionnelle de l’« autodidacte », dont quelques écrivains (Flaubert, Zola, Sartre) ont nourri la mythographie sociale.

Les connotations négatives semblent s’estomper, le défaut de formation académique ou le lien avec un traumatisme identitaire de désaffiliation (Hélène Bézille-Lesquoy) pourrait bien être remplacé par la mise en valeur d’une disposition indispensable à la réussite de toute formation, en particulier à distance (Brigitte Albero).

L’autodidaxie deviendrait une aptitude positive dans le paysage social contemporain, une réalité autant qu’une nécessité de formation au long cours, cheville ouvrière de l’avenir éducatif (François Taddei).

Que l’on évoque les processus d’« autoformation » facilités par les technologies du numérique, les auto-apprentissages informels en milieu associatif, la « validation des acquis de l’expérience », l’université du temps libre, l’école de la seconde chance, le développement de soi tout au long de la vie, le rôle du stage comme moment de formation par l’expérience, il semble que l’autodidaxie du XXIe siècle, plurielle, protéiforme et disséminée, soit une réalité autant qu’une nécessité de formation.

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