La guerre des Autres : les colonies dans la Première Guerre mondiale. Traces, récits et mémoires

La guerre des Autres : les colonies dans la Première Guerre mondiale. Traces, récits et mémoiresLes 1er, 2 et 3 décembre prochains, un colloque portant sur La guerre des Autres : les colonies dans la Première Guerre mondiale. Traces, récits et mémoires, se tiendra à l’Université Paris 8, aux Archives nationales et au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis.

Cette rencontre est organisée par le département Relations euro-méditerranéennes – Monde maghrébin (REMOMA) et le département de Littérature française et francophone de l’Université Paris 8.

Le colloque s’inscrit dans le cadre de l’année thématique « Le siècle commence en 14 », en partenariat avec l’EA 7322 Littérature, Histoires, Esthétique, l’EA 1571 Centre de recherches historiques HISPOSS, le Comité du centenaire 14-18, les Archives nationales, Le Musée d’art et d’histoire de la ville de Saint- Denis, la Cité nationale d’histoire de l’immigration (CNHI), La ville de Saint-Denis, Via Le Monde / Conseil général de Seine Saint-Denis.

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18 septembre. Rencontre avec Valérie Zenatti au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

"Jacob, Jacob", de Valérie ZenattiUne rencontre avec Valérie Zenatti est organisée jeudi 18 septembre à 19h 30 au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, à Paris, à l’occasion de la parution de son roman Jacob, Jacob (L’Olivier, 2014).

« Je n’avais jamais mis les pieds en Algérie jusqu’à ce que l’écriture m’y mène. Ce pays était pour moi un pays englouti. Parmi tous les visages en noir et blanc qui me fixaient dans l’album de famille, celui de Jacob se détachait.

Son regard vibrant semblait vouloir raconter son histoire, celle d’un jeune Juif de Constantine, enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignoraient tout. Des gens pauvres, parfois démunis face à la vie, qui attendaient avec impatience le retour de celui qui était leur fierté, un valeureux.

En l’inventant, j’ai pu traverser la Méditerranée dans les deux sens, éprouver la tension qui existe entre la singularité d’une vie et son insignifiance au regard de l’Histoire, qui infléchit tant les destins, les brise parfois, mais auxquels la fiction peut donner écho. » Valérie Zenatti.
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« Jacob, Jacob », de Valérie Zenatti, prix du livre Inter 2015. Le chant de l’ortolan

"Jacob, Jacocb", e Valérie ZenattiDans les dernières phrases de son roman, longues comme des volutes de fumée qui s’envolent légères, la romancière signe Jacob, Jacob.

Elle a voyagé jusqu’à Constantine, a cherché la tombe de Jacob, ce beau jeune homme que l’on voit sans doute sur la photo de couverture, et qui aurait pu ou dû être son oncle.

Si une balle allemande ne l’avait pas atteint, alors que la Première Armée française menée par De Lattre de Tassigny libérait Thann et l’Alsace, à l’automne 1944.

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« Camus brûlant », de Benjamin Stora et Jean-Baptiste Péretié

"Camus brûlant", de Benjamin Stora et Jean-Baptiste PéretiéRevenons quelques instants sur Camus pour évoquer ce petit livre, paru il y a déjà quelques mois, mais qu’il serait dommage de laisser dans l’ombre.

Il se propose un double objectif : expliquer les circonstances qui ont amené l’annulation de l’exposition sur Camus prévue à Aix-en-Provence en relation avec les manifestations de « Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture » ; puis, en liaison avec cet échec programmé par certains élus ou décideurs, analyser les « tentatives de captation idéologiques » dont Camus est l’enjeu.

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« Le Premier Homme », de Gianni Amelio, d’après Albert Camus

gianni-amelio-le-premier-hommeÀ la mort d’Albert Camus, le 4 janvier 1960, un manuscrit a été retrouvé dans la voiture accidentée de Michel Gallimard, un projet de roman autobiographique en trois parties dont la deuxième aurait été intitulée Le Premier Homme.

Il retrace la naissance en Algérie de Jacques Cormery, son alter ego, la visite qu’il fait, à quarante ans, à la tombe de son père mort en 1914, soit six mois après sa venue au monde, son adolescence dominée par l’image de la mère.

Ce texte inachevé, lacunaire, sans doute plus personnel que Camus ne l’aurait voulu, le cinéaste Gianni Amelio l’a mis en images. Réalisateur classique, à la fois analyste politique et psychologique, il a lui aussi été élevé par sa mère et sa grand-mère. Il a obtenu le succès avec des films tels que Il Ladro di bambini (Les Enfants volés, 1992), Lamerica (1994) ou La stella che non c’è (L’Étoile imaginaire, 2006) et traite depuis ses débuts les thèmes qui sont au cœur de ce roman : la misère, l’enfance, la paternité et l’opposition Nord-Sud.

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