« Avril et le monde truqué », de Franck Ekinci et Christian Desmares, d’après Jacques Tardi

"Avril ou le monde truqué", de Franck Ekinci et Christian Desmares, d'après l'œuvre graphique de Jacques Tardi © Canal plusComme un préambule à la COP 21

L’œuvre graphique de Jacques Tardi a déjà connu les honneurs d’une adaptation cinématographique avec le film de Luc Besson (2010) tiré des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec. Néanmoins, le travail du réalisateur de Subway consistait en une incarnation des personnages de la bande-dessinée originelle.

Avec Avril et le monde truqué, les réalisateurs, Franck Ekinci et Christian Desmares, collaborent étroitement avec Tardi pour mettre en en mouvement un univers graphique à part sous sa forme initiale.

L’intrigue d’Avril et le monde truqué virtualise l’histoire contem-poraine. Son élément déclencheur étant la mort dans une explosion de l’empereur Napoléon III à la veille de la bataille de Sedan alors qu’il avait confié à un scientifique le soin de concocter une créature invincible. À partir de là, sans doute, on eût pu croire que le monde allait tourner plus rond, le jeu de dominos des guerres franco-prussiennes s’arrêtant avant de commencer.

Tel n’est évidemment pas le cas…

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« Il racconto dei racconti » (« Le Conte des contes »), de Matteo Garrone

tales-of-talesIl racconto dei racconti (Le Conte des contes) est le recueil le plus ancien d’Europe, écrit au XVIe siècle en napolitain par Jean Baptiste Basile, qui puisait beaucoup dans la Bible.

C’est lui qui a inspiré les frères Grimm et Perrault. On ne s’étonnera donc pas de trouver dans le film de Matteo Garrone leurs thèmes favoris, la stérilité féminine vaincue, l’affrontement de la Belle et de la Bête, les ogres, les fées et les sorcières.

L’Animalité y est omniprésente, incitant à se demander qui est plus monstrueux des bêtes ou des hommes, question philosophique qui habite le cinéma italien depuis Monicelli et Fellini.

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« Maestro », de Léa Fazer

"Maestro", de Léa FazerDes études de lettres, de théâtre et enfin de cinéma ont préparé Léa Fazer à la mise en scène et à l’écriture. Son premier long métrage, Bienvenue en Suisse, a été présenté à Cannes en 2004 dans la section Un certain regard.

Maestro résulte d’une collaboration avec Jocelyn Quivrin, interrompue brutalement par la disparition accidentelle du comédien en 2009. Il voulait raconter avec elle l’expérience décisive qu’avait constitué pour lui sa collaboration avec Éric Rohmer sur le tournage des Amours d’Astrée et de Céladon : sa rencontre de jeune homme passionné de séries américaines du type Fast and furious avec un maître du cinéma d’auteur, et surtout sa métamorphose de garçon inculte et à l’humour bas de gamme au contact d’un être suprêmement cultivé et raffiné.

 

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« Une promesse », de Patrice Leconte

"Une promesse", de Patrice LeconteLa réhabilitation d’un cinéaste complet

En découvrant Une promesse (2013), on se demande comment le réalisateur d’un film aussi profond et délicat a pu se « divertir » ces dernières années dans des productions que l’on peut oublier…  Et pourtant, le spectateur fidèle à Patrice Leconte depuis son mémorable Tandem (1987), a tout lieu de se réjouir de ce renouveau que son opus précédent, Le Magasin des suicides (2011), adapté du roman de Jean Teulet, avait déjà laissé espérer.

Alors que l’on pourrait croire que tout oppose l’esthétique de ses deux derniers films – un film d’animation et un autre en costumes –, il apparaît, à y regarder de plus près, que Patrice Leconte tente d’y combattre le même mal, la noirceur de vivre.

Sans doute est-il loin de remettre en cause l’aphorisme de Camus, « Il n’y a qu’un problème sérieux, c’est le suicide », mais en adoptant une fin « heureuse », il refuse de céder au pessimisme crépusculaire de la nouvelle de Stephen Zweig, « Le Voyage dans le passé », dont il s’est inspiré.

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Exposition des planches originales du « Horla », de Guillaume Sorel

"Le Horla", de Guillaume Sorel, d'après l'œuvre de Guy de Maupassant, Rue de Sèvres, 2014

« Le Horla », de Guillaume Sorel, d’après l’œuvre de Guy de Maupassant, Rue de Sèvres, 2014

Du jeudi 13 mars au samedi 5 avril 2014, la Galerie 9e Art, à Paris, galerie d’œuvres originales de bandes dessinées, expose une sélection de planches couleur de l’album Le Horla, d’après l’œuvre de Guy de Maupassant (Rue de Sèvres, 2014) , et de Hôtel particulier (Casterman, 2013), de Guillaume Sorel.

La mise en ligne et l’ouverture des réservations sur le site web de la galerie auront lieu le mercredi 12 mars à 18 h.

 Site web : www.galerie9eart.

• Galerie 9e Art, 4, rue Cretet, 75009 Paris, métros Anvers ou Pigalle.

La galerie est ouverte du mercredi au vendredi de 14 h à 19 h, et le samedi de 11 h à 13 h, et de 14 h à 19 h.

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« Le Horla », de Guillaume Sorel, d’après l’œuvre de Guy de Maupassant. Entretien

Guillaume Sorel © Isabelle Franciosa

Guillaume Sorel © Isabelle Franciosa

Cet entretien a été réalisé en décembre 2013, alors que Guillaume Sorel achevait les dernières planches du Horla.

Il permet de retracer les étapes de l’élaboration de l’album et la démarche adoptée par l’un des grands auteurs de la bande dessinée contemporaine.

Pourquoi s’est-il intéressé au Horla de Maupassant ? Comment a-t-il adapté un récit centré sur un seul personnage ? Comment met-on en image l’indicible ? Comment maintenir l’ambiguïté du personnage en image ? Comment peut-on faire percevoir sa perte progressive des repères ? Comment suggère-t-on le sentiment de  solitude et la peur ? À quelles autres œuvres fantastiques Guillaume Sorel est-il attaché ?

C’est à toutes ces questions que l’auteur de cette version graphique du « Horla » a bien voulu répondre. Nous l’en remercions vivement.

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Le César 2014 du meilleur film d’animation attribué à « Loulou, l’incroyable secret », d’Éric Omond et Grégoire Solotareff

"Loulou, l'incroyable secret", de Grégoire Solotareff réalisé par Éric OmondLe César du meilleur film d’animation a été attribué le 28 février 2014 à Loulou, l’incroyable secret, réalisé par Éric Omond et Grégoire Solotareff, dont une adaptation en bande dessinée a été publiée par les éditions Rue de Sèvres fin 2013.

Le personnage de Loulou a fait sa première apparition dans un album de Grégoire Solotareff publié par l’école des loisirs en 1989.

Voir sur ce site :

« Loulou, l’incroyable secret », de Grégoire Solotareff : où le loup est l’agneau.
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« Au revoir là-haut », de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, bientôt adapté en bande dessinée aux éditions Rue de Sèvres

Pierre Lemaitre, "Au revoir là-haut"Le roman de Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013 et prix du roman France Télévision, sera adapté en bande dessinée par Christian De Metter pour les éditions Rue de Sèvres en 2015.

Pierre Lemaitre participera à l’élaboration du scénario.

«Pour un romancier, voir ses personnages devenir des héros de bande dessinée est un vrai bonheur. Je le souhaite à tous mes confrères. La BD n’est pas ma culture à l’origine, mais j’aime beaucoup cette idée, d’autant qu’elle me permet de travailler avec Christian De Metter. La BD sera fidèle au livre et à l’histoire, mais la narration sera nécessairement resserrée. Ce travail très particulier m’intéresse beaucoup», a déclaré Pierre Lemaitre à l’AFP.

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