Patrice Chéreau, un musée imaginaire

Patrice Chéreau, un musée imaginaireLa Collection Lambert à Avignon a réouvert ses portes et présente jusqu’au 11 octobre 2015 une exposition en hommage à Patrice Chéreau.

Les salles d’exposition font entrer en résonance des œuvres contemporaines et anciennes avec les créations de Chéreau pour le théâtre, l’opéra et le cinéma, elles-mêmes si souvent inspirées par les visages et les corps peints par Géricault, Titien ou Courbet.

Lire la suite

« Party Girl », de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

"Party Girl", de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel TheisCe film a réussi à faire parler de lui lors du dernier festival de Cannes, où il a fait l’ouverture de la section Un certain regard.

Ses promesses ont d’ailleurs éveillé les attentes avant même l’ouverture du festival, puisque les trois grandes sections cannoises en-dehors de la compétition officielle se sont battues pour pouvoir le programmer.

Il faut croire que l’excitation était justifiée : Party Girl a remporté la Caméra d’or qui récompense le meilleur premier film. Les journalistes ont beaucoup glosé sur la constitution inédite du groupe de réalisateurs : ils sont trois, sans constituer une fratrie, il y a une femme, son amie et un copain d’enfance ; certains ont fait la Femis, ce qui les place parmi les « espoirs » du cinéma français. L’actrice principale est la propre mère de Samuel Theis. Enfin, ils ne filment pas Paris et sa jeunesse mais surtout une vieille entraîneuse mosellane, chez elle, à Forbach.

Lire la suite

« Phèdre », de Racine, à la Comédie-Française

racine_phedreEst-ce un hasard si la pièce qui est considérée comme le chef-d’œuvre le plus accompli de Racine présente un lien privilégié avec notre plus prestigieux théâtre national ? Phèdre a inauguré la naissance de la Comédie-Française en 1680, trois ans après sa création, et y a été ensuite très souvent représentée, pour la plus grande gloire des actrices titulaires du rôle-titre.

Actuellement, Michael Marmarinos nous en offre une nouvelle mise en scène dans la salle Richelieu rénovée, en alternance jusqu’au 26 juin. C’est l’occasion de mesurer la fortune scénique de la pièce dans notre premier théâtre national de 1680 à 2013.

Lire la suite

« Alceste à bicyclette », de Philippe Le Guay

philippe-le-guay-alceste-a-bicycletteQuelques remarques en préambule. Ce film aura peu de chance d’être primé aux Oscars d’Hollywood. Contrairement à The Artist, il est particulièrement généreux en dialogues et son contenu semble réservé à un public français – à la rigueur francophone.

Autre chose : il faut recommander avec insistance à tous les professeurs de lettres d’emmener leurs élèves voir le film. Même si Le Misanthrope n’est pas inscrit à leur programme, ils mesureront l’actualité de la pièce et la vraie nature du travail des comédiens  (y compris dans l’art de respecter les diérèses pour une bonne mesure de l’alexandrin).

Dernière observation préalable : il est possible de faire un film sur tous les sujets et sans recourir à des budgets démesurés. Celui-ci est construit sur une intrigue d’une extrême minceur et n’a pas dû engager des capitaux très importants. Il suffit de réunir quelques bons acteurs (ils sont tous excellents), de bénéficier d’un décor exceptionnel (la très photogénique île de Ré, hissée ici au rang de personnage) et de laisser, devant une caméra inspirée, se dérouler l’histoire. Lire la suite