Réfugiés de partout et de nulle part. – Quand tout le reste n’est que littérature

Julien Clerc, ambassadeur de bonne volonté auprès du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies

Julien Clerc, ambassadeur de bonne volonté auprès du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies

Julien Clerc, une voix pour les droits

Julien Clerc reste avant tout un chanteur populaire. Compositeur de qualité, il a su s’adjoindre les services d’auteurs aussi réputés que Jean-Loup Dabadie pour « L’assassin assassiné » (1980) ou Étienne Roda-Gil pour « Utile » (1992).

Toutefois, comme ces deux titres en témoignent, cet adepte des chansons à texte ne rechigne pas à se servir de son micro pour exprimer des idées fortes. Si « L’assassin assassiné » renvoyait au thème de la peine de mort et « Utile » à celui de la liberté d’expression, une troisième chanson justifie d’être redécouverte en ces temps déraisonnables de migrations forcées.

Il s’agit bien entendu de « Réfugié », daté de 2012, un des chefs-d’œuvre lyriques de l’ambassadeur de bonne volonté du HCR.

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Les auteurs-illustrateurs de l’école des loisirs tissent un fil d’Ariane à l’hôpital Necker-Enfants malades

Les auteurs-illustrateurs de l'école des loisirs à l'hôpital NeckerDepuis le mois d’avril 2014, et jusqu’à Noël, treize illustrateurs de l’école des loisirs se succèdent bénévolement pour égayer les murs du service de pédiatrie générale de l’hôpital Necker-Enfants malades, AP-HP.

Un pari réussi qui permet de recréer un univers rassurant pour le plus grand plaisir des enfants hospitalisés et du personnel soignant !

Découvrez la fresque réalisée par Stephanie Blake, Isabelle Bonameau, Pascale Bougeault, Dorothée de Monfreid, Malika Doray, Bénédicte Guettier, Kimiko, Alan Mets, Lucie Phan, Claude Ponti, Audrey Poussier, Anaïs Vaugelade et Myrha Verbizh…

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« La Cour de Babel », de Julie Bertuccelli

"La Cour de Babel", de Julie BertuccelliDes adolescents écrivent au tableau des mots de leur langue maternelle et les traduisent en français.

L’orthographe est hésitante, mais ils s’appliquent à cet exercice, qui leur permet d’évoquer des souvenirs, de communiquer avec leurs camarades et d’apprendre la langue de leur pays d’adoption.

Dès cette première séquence du film de Julie Bertuccelli, la métaphore biblique est pleinement justifiée. Car elle explore et renouvelle ce que Derrida définit comme  « le mythe de l’origine du mythe, la métaphore de la métaphore, le récit du récit, la traduction de la traduction », avec sa double valence : châtiment divin par la perte irréparable de la langue adamique commune qui introduit la confusion (première étymologie) ou au contraire dans la cité de Dieu  (deuxième étymologie) instauration positive de la diversité et des conditions de l’altérité (François Marty),  invitation à « l’ouverture à l’autre, celui qui m’est radicalement différent, comme voie qui mène au Tout autre » (Emmanuel Lévinas), chance inestimable pour l’homme d’échapper à l’uniformisation stérilisante (Marie Balmary).

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Rroms, Tsiganes et voyageurs

rroms-tsiganes-et-voyageursLa ville de Douarnenez accueille du 23 au 31 août son 36e Festival de cinéma, traditionnellement consacré aux minorités et, cette année, dédié aux « Rroms, Tsiganes et voyageurs ».

Plus de quatre-vingts films de fiction particulièrement rares seront projetés à cette occasion, à côté d’œuvres « classiques » comme Les Tsiganes montent au ciel d’Emil Loteanu, Le Temps des Gitans d’Emir Kusturica, J’ai même rencontré des Tziganes heureux d’Aleksandar Petrovic, et  des  films de Tony Gatlif.

De nombreux documentaires seront aussi présentés, comme Des Français sans histoire de Raphael Pillosio ou Un camp tzigane où il ferait bon vivre, de Cédric Condom.

Trois expositions, des rencontres musicales et des débats littéraires éclaireront l’histoire et la culture de ces communautés méconnues et fréquemment stigmatisées.

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