Lancement du plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école

École communale de fillesAprès une première année pionnière avec les « ABCD de l’Egalité » et sur la base de l’évaluation fournie par l’inspection générale de l’Éducation nationale, le gouvernement a décidé d’engager un plan d’action pour l’égalité filles-garçons à l’école.

La formation à l’égalité filles-garçons pour les enseignants et cadres de l’éducation nationale sera généralisée.

Des séquences pédagogiques enrichies seront préparées par les enseignants à partir d’outils rénovés et simplifiés.

L’égalité entre les filles et les garçons sera inscrite dans les projets d’école et d’établissement.

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De quoi la « théorie des genres » est-elle le nom ?

"Résurrection de la censure", par Gavarni (1832)

« Résurrection de la censure », par Gavarni (1832)

Enseignant les Gender Studies et les Cultural Studies dans les universités françaises et américaines depuis une quinzaine d’années, un collaborateur de l’École des lettres, Martial Poirson, analyse en février 2014 les sous-bassements idéologiques d’une polémique dont l’école est le terrain de manœuvre, la société civile le champ d’expansion, et le pouvoir politique le coupable désigné.

Des associations extrémistes n’hésitent pas à appeler au boycott de l’école obligatoire de la République, et une partie de l’opposition nourrit de façon opportuniste un sentiment puritain et homophobe, au prix d’amalgames douteux et de raccourcis contestables

Le désarroi des enseignant est compréhensible face à la violence de telles accusations et à l’indécision apparente de ses tutelles. Le propos de cet article est ainsi de donner quelques points de repère pour mieux appréhender les enjeux du débat et ses possibles dérives.

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L’Association des bibliothécaires de France s’oppose aux tentatives de censure des bibliothèques publiques

"Madame Anastasie", par André Gill, "L'Éclipse", 19 juillet 1874

« Madame Anastasie », par André Gill, « L’Éclipse », 19 juillet 1874

L’Association des bibliothécaires de France, fondée en 1906, et qui regroupe trois mille adhérents – professionnels des bibliothèques, libraires, éditeurs, centres de documentation, municipalités… –,  prend position contre les appels à la censure visant les bibliothèques publiques.

Certains sites web ont en effet appelé au retrait de livres achetés par des bibliothèques municipales avec la volonté manifeste – mais en rien nouvelle – de disqualifier à la fois les réseaux de lecture publique et l’École.

Les ouvrages incriminés sont tirés d’une bibliographie de 79 livres de jeunesse pour l’égalité, portant essentiellement sur l’égalité femme-homme et l’homosexualité, proposée par le SNUipp-FSU.

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Contre l’obscurantisme et la censure : « Lire est le propre de l’homme. De l’enfant lecteur au libre électeur »

Dessin d'Alan Mets

Dessin d’Alan Mets © l’école des loisirs

L’école des loisirs a publié voici quelque temps un recueil de témoignages et réflexions de cinquante auteurs et illustrateurs pour l’enfance et la jeunesse auquel les polémiques actuelles sur le livre et l’éducation redonnent une très vive actualité.

Ce manifeste de 192 pages, disponible gratuitement, très largement diffusé, se propose de rappeler l’importance du livre dans le développement de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que le lien vital qui existe entre lecture, éducation, liberté et, donc, démocratie.

Comme le souligne Marie-Aude Murail, « ce n’est pas la lecture qui est en danger, ce sont les illettrés ».

Certains pseudo-lecteurs de livres pour la jeunesse – mais vrais agitateurs – souhaitent régulièrement tirer parti de l’ignorance et des peurs pour tenter de disqualifier, auprès des parents et d’une opinion qu’ils espèrent perméables, auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, et, bien sûr, personnels de l’Éducation publique. La ficelle est classique et finit pas s’user. L’objectif récurrent ? Mettre en évidence un « complot » contre la structure familiale traditionnelle avec la complicité d’un État déliquescent.

Les créateurs, les éditeurs, les professeurs et les enfants rêveurs n’ont qu’à bien se tenir.

Car l’enjeu est bien là : c’est l’éducation du sens critique qui donne aux lecteurs la possibilité de choisir et leur assure d’être des femmes et des hommes libres demain. Ces temps-ci, il semblerait que cela ne soit pas du goût de tous…

l’École des lettres

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