Shoah et bande dessinée

Shoah et bande dessinée © Enki Billal

Shoah et bande dessinée © Enki Billal, Mémorial de la Shoah

La première fois que l’on a parlé d’un génocide dans une bande dessinée, c’était en 1919. On voyait des camps de concentration ottomans. Il était donc question du sort des Arméniens, et c’était dans un album mettant en scène… Bécassine.

Longtemps après, dans les années 2000, ce génocide donnera lieu au Décalogue, le génocide rwandais à d’autres bandes dessinées, et les crimes commis par les nazis envers les tsiganes ou homosexuels figureront eux aussi dans des albums que l’on peut feuilleter dans la dernière salle de l’exposition « Shoah et bande dessinée » qui vient de s’ouvrir au Mémorial de la Shoah à Paris.

Il va de soi que cette anecdote, découverte dans l’excellent catalogue accompagnant l’exposition, ne fait pas le cœur du sujet, lequel serait plutôt donné par le sous-titre du livre, L’image au service de la mémoire. Ce qui ne va pas de soi et suppose une réflexion sur l’image, sur la fiction et sur le témoignage aussi intense que celle que nous avons connue dans le domaine littéraire, et bien sûr le cinéma. Pour nous résumer, que montrer quand on parle de la Shoah ?

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Rencontre Petite enfance le lundi 6 mars 2017 à l’école des loisirs

"Grand", le magazine jeunesse de l'école des loisirsL’école des loisirs organise une rencontre le 6 mars 2017, de 9 h 30 à 12 h 30, sur la petite enfance et la lecture à l’occasion de la publication du magazine jeunesse Grand, dédié au médiateurs, et d’ouvrages proposés aux tout-petits.

Avec Viviane Bouysse,
inspectrice générale de l’Éducation nationale :
 » À l’école maternelle, jouer c’est apprendre « 

et Patrick Ben Soussan,
pédopsychiatre :
 » Aux livres les bébés ! « 

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3e édition du concours de création d’albums pour la jeunesse AEFE-l’école des loisirs

Concours AEFE / l'école des loisirs 2017

« Haut les pattes ! épisode 2 » : imaginer une suite à l’un des albums de l’auteure et illustratrice Catharina Valckx, telle est la thématique du concours annuel mené en partenariat avec l’école des loisirs.

Un concours ouvert à l’ensemble des classes primaires du réseau des établissements scolaires français à l’étranger et des établissements labellisés LabelFrancÉducation.

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Les éditions Rue de Sèvres au festival d’Angoulême

Éditions Rue de Sèvres

Les éditions Rue de Sèvres seront au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême du 26 au 29 janvier avec Zep, Alex Alice, Olivier Vatine, Dominique Bertail, Miguelanxo Prado, Juan Díaz Canales, Mayalen Goust, Fabrice Parme, Agnès Maupré, Olivier Tallec, Tiburce Oger, Mathieu Contis, Patrick Pion.

Infinity 8, la nouvelle série pilotée par Lewis Trondheim et Oliver Vatine, réservera bien des surprises.

À ne pas manquer : une exposition dédiée au Château des étoiles, pour rêver les yeux grand ouverts…

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Roland Topor, dessinateur de presse et voyageur du livre

topor-voyageur-du-livre-1Après Topor, dessinateur de presse, publié aux Cahiers dessinés en 2014, Alexandre Devaux présente Topor, voyageur du livre chez le même éditeur. Le premier tome de ce volumineux ouvrage, préfacé par Philippe Garnier, a paru en 2015. Il concerne les années 1960 à 1980. Le deuxième tome vient de sortir en librairie.

Préfacé par Jean-Baptiste Harang, il couvre les années 1981 à 1998, soit un an après la mort de Roland Topor (1938-1997). Ces deux tomes en disent long sur l’homme et sur l’artiste. C’est un peu sa biographie par les livres qu’il a illustrés. Plus que les dessins de presse, contingents de l’actualité, l’illustration révèle ses goûts, son univers. Une grande part d’intime y est dévoilée. Marcel Aymé, Nicolas Gogol, George Sand, Boris Vian, Lawrence Durell, Félix Fénéon, Robert Giraud, les frères Grimm, Emmanuel Bove… La masse des auteurs illustrés, rassemblés ici, donne le vertige.

Avec ce travail raisonné (chaque illustration, présentée chronologiquement, est légendée et chaque volume comporte un dictionnaire des auteurs illustrés, Alexandre Devaux permet au lecteur de cheminer à l’intérieur d’une œuvre aux apparences éparses, mais véritablement cohérente. Alexandre Devaux présente également le théâtre de Topor aux éditions Wombat, et a organisé l’exposition Topor, Morellet, Spoerri : une volonté de distance à la galerie Anne Barrault. Il prépare en outre la rétrospective que la BNF va consacrer à Roland Topor le printemps prochain.

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Enseigner la littérature, c’est concret

Flaubert, plan de "L'Éducation sentimentale".

Flaubert, plan de « L’Éducation sentimentale »

Les visites conseil des professeurs stagiaires de lettres autant que la mise en œuvre du tutorat mixte – partenariat entre le professeur-tuteur dans son établissement et le professeur-tuteur de l’ÉSPÉ – donnent l’occasion de découvrir une réalité bien plus positive que celle martelée par les déclinistes.

En effet, les réussites pédagogiques avérées que nous constatons régulièrement ne relèvent pas du hasard. Les professeurs de lettres qui perpétuent la transmission des textes du patrimoine demeurent avant tout des pédagogues convaincus que la littérature reste enseignable.

Mais il y a corrélativement chez eux un certain pragmatisme dans la façon de présenter la littérature aux collégiens.

Ces mêmes observations font apparaître quelques traits constants que l’on pourrait résumer synthétiquement en une formule : enseigner la littérature, c’est concret.

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Élargir le cercle des lecteurs. La médiation en littérature pour la jeunesse

Élargir le cercle des lecteurs. La médiation en littérature pour la jeunesse © Bruno Heitz

© Bruno Heitz

Colloque du Centre de recherche
et d’information
sur la littérature pour la jeunesse
les 3 et 4 février 2017

On peut quelquefois espérer un lien direct et immédiat entre le livre et son futur lecteur comme on peut postuler, à l’instar d’Ivan Illich en 1971, une société sans école. Il semble pourtant qu’un livre dont ne parle pas un tiers, qu’il soit critique, enseignant, bibliothécaire, animateur, lecteur militant ou « ordinaire », n’existe pas et n’ait guère de chance d’atteindre le lecteur qu’il attend.

Un organisme comme le CRILJ ne pouvait donc manquer de s’interroger sur l’idée de médiation. Et, fidèle à sa vocation qui est de faire se rencontrer les divers acteurs de la « chaîne » du livre et de la lecture, il propose de conduire avec eux le vendredi 3 et le samedi 4 février 2017, à la Médiathèque Marguerite-Duras, à Paris, cette enquête qui implique une sorte d’introspection critique de chacun. En effet, la question des conditions de la médiation que Rolande Causse pose en tant qu’écrivain s’adresse, de fait, à toutes les catégories de médiateurs.

On pourra se demander aussi dans quelle mesure ces catégories relèvent de la professionnalité ou de l’engagement, si elles se concurrencent, se complètent ou ne font que coexister, si on peut mesurer leur efficacité et leur réponse à ce qui serait éventuellement une politique de la médiation. Constatera-t-on l’absence d’une telle politique ? Il conviendra enfin d’examiner en quoi les possibilités offertes par le web ouvrent de nouvelles perspectives faisant intervenir de nouveaux acteurs.

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