Journée d’étude « Silence, on lit ! » à l’ÉSPÉ Paris Molitor

Silence on lit !L’ÉSPÉ de Paris-Sorbonne universités organise le mercredi 20 juin 2018, de 13 h 30 à 17 h 30, sur le site de l’ÉSPÉ Molitor, à Paris, XVIe, une journée d’étude portant sur le dispositif Silence, on lit ! imaginé pour le développement de l’élève lecteur.

Cette rencontre est en accès libre.

PROGRAMME

13h 30 : Accueil par Alain Frugière, directeur de l’ÉSPÉ de Paris.

Discours de Danièle Sallenave de l’Académie française.

Modération : Nathalie Betton & Éric Hoppenot.

14h : Claire Martinot (Sciences du langage), ÉSPÉ Paris, EA 4509 STIH : « Présentation de l’action de recherche ».

14h 30 : Virginie Actis (Lettres), ÉSPÉ Paris, EA 4085, VALE : « Postures de lecteurs : statuts et interactions ».

15 h : Discussion.

15h 15 : Pause.

15h 30 : Antony Soron (Lettres), ÉSPÉ Paris, UMR 8599 CELLF 19-21 : « Réflexions en vue d’un élargissement du dispositif au collège ».

16h 00 : Ghislain Leroy (Sociologie), ÉSPÉ Paris, UMR 8070 CERLIS : « Silence, on lit : un dispositif qui interroge. Regards sociologique et pédagogique ».

16h 30 : Discussion.

16h 45 : Table ronde – « Pratiques et enjeux de Silence on lit » : Mariannick Dubois-Lazarotto (IÈN Paris, CARDIE), Isabelle Goubier-Sène (IÈN Paris, responsable du Plan lecture), Justine Leimeter (professeur des écoles), Corinne Vilkoviskis (directrice d’école maternelle).

17h 30 : Discussion finale et synthèse de la journée.

• Coordination :Virginie Actis , Nathalie Betton, Éric Hoppenot, Ghislain Leroy, Claire Martinot, et Antony Soron de l’ÉSPÉ Paris.

• ÉSPÉ de Paris-Sorbonne Universités, mercredi 20 juin 2018, de 13h 30 à 17h 30, site ÉSPÉ Molitor, 10, rue Molitor 75016 Paris, amphithéâtre 2. Entrée libre.

• Le site de l’association Silence, on lit !

« L’idée est née en Turquie, dans un lycée d’Ankara. Depuis 15 ans dans cet établissement tous les jours à la même heure tout le monde (élèves, professeurs, employés et personnel administratif) fait une pause et lit un livre de son choix pendant 15 minutes. S’ensuivent des discussions, des recommandations, des échanges hors des cadres hiérarchiques et où chacun exprime librement ses goûts et ses réflexions.

Les effets bénéfiques de ce temps de lecture sur les élèves comme sur les adultes sont évidents : développement de la curiosité, de l’esprit critique, amélioration de l’expression écrite et orale, des relations élèves-professeurs, et aussi mieux-être physique, baisse de la tension, contrôle de soi etc.

Mais au delà de ses vertus pédagogiques et bienfaisantes une telle pratique donne une vitalité neuve, enrichissante, émancipatrice à ce dont nous n’osons trop souvent plus parler sans sourire : la culture. »

(Extrait du manifeste de l’association.)

 

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3 réflexions au sujet de « Journée d’étude « Silence, on lit ! » à l’ÉSPÉ Paris Molitor »

  1. Je trouve cette idée magnifique mais en tant que grande lectrice, si j’étais à ce colloque j’interviendrais à deux reprises. La première concerne celle de l’envie de lire au moment T. et en grand groupe. Personnellement, j’ai besoin d’un lieu de tranquillité et extrêmement favorable pour rencontrer mes auteurs favoris. Je ne suis sans doute pas la seule. La seconde, enfant, je lisais en appliquant les 10 commandements de Pennac. Une bibliothécaire nouvellement recrutée m’a imposée des lectures (qui ne m’intéressaient pas ou qui étaient trop compliquées pour moi) en salle de lecture, avec une durée limitée et une obligation à finir une livre. Je n’étais pas rebelle et lire est devenu un cauchemar pendant 4 ans, jusqu’à ce qu’une prof de français me fasse aimer lire.

    Cette expérience vraiment « traumatisante » fait que je ne suis pas convaincue par cette démarche et qu’il existe sans doute d’autres solutions.Je ne demande qu’à croire à cette proposition qui est magnifique et j’espère que la revue fera un compte rendu de ce colloque.

    À la rentrée, mon établissement où mes collègues lisent peu et où je suis la plus grosse lectrice veut mettre en place cette action, l’image de la lecture plaisir dans un lieu d’apprentissage me parait surfait et j’ai beaucoup de mal. Je crois que la passion de livre passe par l’enthousiasme de l’enseignant face aux mots, son ouverture d’esprit à évoquer les auteurs qu’il aime passionnément en sortant du cadre scolaire et il y a des tas d’actions pour amener à la lecture.

    J’attends impatiemment votre compte rendu et si possible des pistes pour mener cette action dans les meilleures conditions possibles. Alexandra.

    PS : Hier un enfant a été très violent en cour de récréation, j’ai téléphoné à sa mère qui m’ a donné ce merveilleux conseil : « Pour le punir, privez-le de récré et surtout faites -le lire, il n’aime pas ça. » Des phrases de ce genre, j’en ai des pages entières malheureusement.

    • Je partage votre avis… Cependant, j’imagine plutôt positive l’idée de redonner une place physique et visible au livre…

      On devrait favoriser des endroits confortables dans les lieux publics, les écoles, de vrais coins d’alcôve avec un slogan tel que :  » Silence, ici, on aime lire et on lit ! »

  2. Cette réflexion me semble très intéressante par rapport au projet « Silence, on lit » que nous avons expertisé au niveau du premier degré.

    La journée d’études n’a pas vocation à valider sans réserve un dispositif forcément perfectible. À l’inverse, il s’agira de poser les questions que nos observations ont induites. C’est même tout le principe de la recherche action menée par notre petit groupe à l’ÉSPÉ : chercher à analyser la potentielle valeur ajoutée du dispositif à tous les niveaux sans en rester à son aspect a priori séduisant.

    Merci encore pour cette entrée dans le débat.

    Antony Soron

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