« Guillaume Apollinaire », de Laurence Campa

"Apollinaire", par Laurence CampaIl y a toujours une bonne raison pour parler d’Apollinaire, un de nos poètes lyriques les plus attachants. Mais il en est deux qui sont liées à l’actualité.

D’une part, et il en a été question sur ce site, le centenaire de la parution d’Alcools, recueil qui fut publié au printemps de l’année 1913.

D’autre part, les commémorations – qui ne font que commencer – de la Grande Guerre à laquelle le poète fut intimement lié, pour laquelle il versa son sang et qui, indirectement, entraîna sa mort prématurée, à trente-huit ans, le 9 novembre 1918, à deux jours de l’Armistice.

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Des séquences inédites et des « récits de vie » pour les lycées professionnels et pour les classes de BTS

Éditions GlobeL’histoire d’un passionné d’électronique qui bouleversa le monde de l’informatique, l’épopée d’un jeune apprenti devenu le chef le plus étoilé au monde, le portrait d’un génie des maths formé à l’école soviétique ou encore les success-stories d’adolescents ayant arrêté l’école pour entreprendre un apprentissage

Dédié aux publics des lycées professionnels et des classes de BTS, Globe est un département éditorial de l’école des loisirs – maison d’édition indépendante dont bien des titres sont recommandés par le ministère de l’Éducation nationale.

Cette « littérature du réel », qui traite des sujets d’actualité dans un style alerte, favorisera des échanges productifs entre professeurs et élèves, mais permettra aussi d’établir des liens transversaux avec les matières scientifiques, l’histoire-géographie et, bien évidemment, avec les matières techniques.

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« En cherchant Majorana, le physicien absolu », d’Étienne Klein

Étienne Klein, "En cherchant Majorana, le physicien absolu"C’est sur les traces d’une figure fascinante de la physique moderne que se lance Étienne Klein dans ce petit livre passionnant qui cherche à élucider un double mystère. Celui d’une disparition et celui d’une révélation.

La disparition, c’est celle d’Ettore Majorana, jeune prodige de la physique moderne qui, un beau soir de mars 1938, devait se volatiliser sur le ferry qui assurait la liaison Naples-Palerme. Le jeune homme sortait alors d’une longue période de neurasthénie et venait d’accepter un poste de chargé de cours à l’université de Naples. Ses deux dernières lettres sont adressées au directeur de l’université : dans la première, il affirme son intention de disparaître, dans la seconde, il a ces paroles énigmatiques : « la mer m’a refusé », et il annonce sa démission prochaine, refusant d’être assimilé a une héroïne d’Ibsen.

Étienne Klein y voit une piste : pour lui, l’œuvre d’Ibsen est celle du « mensonge vital », or Majorana venait de se mentir à lui-même en cherchant à adopter une normalité qui ne correspondait en rien à ses aspirations les plus profondes.

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Une biographie sans complaisance de Saint-Exupéry par Virgil Tanase

virgile-tanase-saint-exuperyAntoine de Saint-Exupéry est un sujet de choix pour les biographes. Bien que courte (quarante quatre années) sa vie fut remplie, tumultueuse, héroïque, contrastée, romanesque.

Il ne ressemble en rien aux écrivains sages et rangés qui, pour accomplir l’œuvre qu’ils portent en eux, ont besoin du refuge protecteur d’une maison isolée. Saint-Ex, de ce point de vue, c’est l’anti-Flaubert. Toujours en mouvement, pressé de vivre et d’agir, nul Croisset ne peut le fixer.

Les caractéristiques de sa personnalité, cette impatience permanente, mais également son indépendance, sa désinvolture, son élégance, son sens de l’honneur, sa distraction, son goût de la fête, son culte de l’amitié (nous pourrions continuer l’énumération) ressortent parfaitement du livre que Virgil Tanase (à qui l’on doit une adaptation théâtrale du Petit Prince) lui consacre dans la collection « Folio biographie » dirigée par Gérard de Cortanze.

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« Mensonges », de Valérie Zenatti. Un exercice d’admiration

Apparence, transparence, silence : ces trois mots riment et rythment le texte que Valérie Zenatti consacre à Aharon Appelfeld dans la collection « Figures libres », à l’Olivier. Le titre de la collection dit tout : il y est question d’un être, évoqué en toute liberté. Ainsi, Agnès Desarthe a dressé un beau portrait de son « grand-père » dans Le Remplaçant, et Maryline Desbiolles de Zouc, dans Une femme drôle.

Valérie Zenatti raconte une « rencontre » et, pour ce faire, multiplie les angles ou les genres. Elle joue d’abord avec la biographie, se glissant dans la peau du romancier.

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