L’orthographe, prétexte politique

"Les rectifications de l'orthographe", Conseil supérieur de la langue française, Journal officiel de la République française, 6 décembre 1990

« Les rectifications de l’orthographe », Conseil supérieur de la langue française, Journal officiel de la République française, 6 décembre 1990

Il est à nouveau question de rectifier la graphie de certains mots de la langue française et aussitôt, comme il y a vingt-six ans, on voit se déchainer contre cette idée des zélés indiscrets, qui, sans connaissance de cause, crient en public contre ses promoteurs, qui les accablent d’injures, et les condamnent hautement de leur autorité privée. J’invoque dans ce pastiche les mânes de Molière pour en appeler au bon sens et à la lucidité qui caractérisent le discours de ses porte-paroles et qui manquent cruellement aux détracteurs systématiques de ces rectifications.

Ceux-ci sont sans nul doute emportés par leurs partis pris mais ils donnent aussi un bel exemple de la vanité attachée à la condition humaine telle que Montaigne l’a décrite :

« La verité et le mensonge ont leurs visages conformes, le port, le goust et les alleures pareilles : nous les regardons de mesme œil. Je trouve que nous ne sommes pas seulement laches à nous defendre de la piperie, mais que nous cherchons et convions à nous y enferrer. Nous aymons à nous embrouiller en la vanité, comme conforme à nostre estre. »

Question annexe : le maintien de l’orthographe originale facilite-t-il la lecture des Essais ou la réserve-t-il à une élite ? Tentons de distinguer la vérité du mensonge, et d’abord rappelons quelques faits avant de formuler une opinion.

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Les « rectifications de l’orthographe » de 1990

Dans les années 1980, des linguistes, des experts en orthographe (dont Nina Catach), mais aussi des enseignants (par la voix du Syndicat national de instituteurs) ont exprimé leur désir de moderniser l’écriture du français. Le Premier ministre Michel Rocard a créé le Conseil supérieur de la langue française (ouvert à des représentants de pays francophones) et lui a demandé de rédiger un rapport sur cette question délicate. Un groupe d’experts, dirigé par le linguiste Bernard Cerquiglini, a alors élaboré un projet, consulté l’Académie française, laquelle a adopté à l’unanimité le texte résultant de cette concertation.

Ce rapport, qui recommande de rectifier l’orthographe d’un certain nombre de mots, a été présenté au Premier ministre puis publié le 6 décembre 1990 dans les documents administratifs du Journal officiel de la République française sous le titre Les Rectifications de l’orthographe – Conseil supérieur de la langue française. Le texte est précédé de la présentation qu’en a faite Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française, à l’intention du Premier ministre et de la réponse de celui-ci : il l’a accepté dans le « souci […] d’armer le plus efficacement possible notre langue pour assurer son maintien, son développement et sa promotion en abordant les yeux ouverts la réalité de la concurrence linguistique ».

Dans cette affaire, le ministère de l’Éducation nationale n’a été partie prenante que par la participation d’un inspecteur général au groupe de travail des experts.

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Une polémique disproportionnée

Ce texte, disponible sur divers sites dont celui de l’Académie française aurait dû (et devrait toujours, aujourd’hui plus que jamais) être lu par tous ceux qui s’intéressent à notre langue. Or sa publication a déclenché une polémique totalement disproportionnée à l’objet de ces rectifications ; elle a été animée par des personnalités médiatiques comme Bernard Pivot, Philippe Sollers, Jean d’Ormesson, Georges Wolinski, Jacques Vergès, François Bayrou, qui ont ignoré superbement les avis favorables des linguistes mais aussi de diverses associations en France (Association française des enseignants de français) et dans des pays francophones (Belgique, Suisse, Québec).

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Les rectifications orthographiques et les programmes

Ce texte n’a pas trouvé le soutien des éditeurs qui se sont plaints, à juste titre semble-t-il, de ne pas avoir été consultés alors que des rectifications orthographiques, même limitées, ont évidemment des conséquences économiques. En outre, Bernard Cerquiglini vient de rappeler que le Premier ministre s’est heurté à l’inertie (ou à l’opposition) du ministre le plus directement concerné par ces rectifications : « En 1990, le ministre de l’Éducation nationale, Lionel Jospin, n’était pas très chaud. Je me souviens de Rocard disant à Jospin : “Lionel, tu la sors, ta circulaire sur l’orthographe ?”Ouais, je vais la sortir.” Les mêmes, quelques semaines plus tard :Bon, tu la sors, ta circulaire ?”Mouais, je vais la sortir.” Il ne l’a jamais sortie ! Il devait être contre… » (L’Obs, n° 2676 du 18 au 24 février 2016, p. 39).

De ce fait, le texte a été largement ignoré des enseignants eux-mêmes, le ministère de l’Éducation nationale ne s’étant pas soucié de sa diffusion et de sa mise en œuvre.

Dans les programmes, ces recommandations n’ont ainsi trouvé qu’un écho faible et tardif : ceux de l’école primaire s’inscrivent, discrètement, « dans le cadre de l’orthographe rectifiée » (Bulletin officiel de l’Éducation nationale, n° 5 du 12 avril 2007), « l’orthographe révisée est la référence » (BOEN hors-série no 3 du 19 juin 2008) ; au collège, « le professeur tient compte des rectifications de l’orthographe proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française » (BOEN spécial no 6 du 28 août 2008) ; toutefois, les programmes du lycée n’y font pas référence (BOEN spécial n° 9 du 30 septembre 2010), pas plus que le « dépliant » ministériel intitulé L’Orthographe et son enseignement envoyé à tous les enseignants du primaire en avril 2012.

En revanche la circulaire n° 2012-067 du 27 avril 2012 rappelle : « Les rectifications proposées en 1990 restent une référence mais ne sauraient être imposées. Certaines d’entre elles entrent progressivement dans les ouvrages de référence (dictionnaires, manuels…). Dans l’enseignement aucune des deux graphies (ancienne ou nouvelle) ne peut être tenue pour fautive. »

Depuis, les récents programmes du primaire et du collège ont mis fin à cette relative ambigüité en prescrivant l’enseignement de l’orthographe rectifiée : « L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990 » (Bulletin officiel spécial n° 11 du 26 novembre 2015, pp. 23, 114 et 236). Les auteurs et les éditeurs de manuels scolaires sont donc tenus de s’y conformer.

.rectifications, simplifications ou réforme ?

Rectifications, simplifications ou réforme ?
La position de l’Académie française

Cette tolérance, cette acceptation de deux graphies pour un même mot ne doit pas être comprise comme une réserve du Ministère, elle constitue au contraire un des « Principes » de ces rectifications : « Ces propositions sont destinées à être enseignées aux enfants – les graphies rectifiées devenant la règle, les anciennes demeurant naturellement tolérées ; elles sont recommandées aux adultes, et en particulier à tous ceux qui pratiquent avec autorité, avec éclat, la langue écrite, la consignent, la codifient et la commentent. » Au plus fort de la querelle, en janvier 1991, l’Académie française a rappelé que « le document officiel […] ne contient aucune disposition de caractère obligatoire. L’orthographe actuelle reste d’usage ».

Tout récemment, « elle a approuvé la résolution selon laquelle, dans tous les cas, les deux graphies – la graphie actuelle et la graphie proposée par le Conseil supérieur – devront être admises » (communiqué du 5 février 2016) ; cette position a été réaffirmée le 13 février dans Le Figaro par Hélène Carrère d’Encausse, hostile à toute réforme de l’orthographe et qui prend soin de préciser que le « nombre réduit de simplifications » dont on débat aujourd’hui comme il y a un quart de siècle n’en constitue pas une.

Ainsi, depuis 1991, la plus grande confusion règne sur cette question : l’« orthographe révisée » est peu enseignée, son utilisation reste à la discrétion des éditeurs ou devient une pratique militante, l’Académie française « s’en tient, dans la neuvième édition de son Dictionnaire, à présenter la graphie traditionnelle à l’entrée principale, tout en mentionnant la possibilité d’une graphie rectifiée » (communiqué du 5 février 2016).

Elle avait fini par tomber dans l’oubli quand elle s’est trouvée brusquement relancée par la décision des éditeurs scolaires de la mettre en œuvre à la rentrée. En présentant cette information de manière tendancieuse, TF1 a aussitôt relancé la polémique, avec une violence plus grande et des arrière-pensées souvent politiques.

Ainsi, le site de la chaîne rapporte les déclarations de Mme Carrère d’Encausse au Figaro du 3 février sous le titre : « Réforme de l’orthographe : l’Académie française n’aurait jamais donné son accord », titre qui mêle insidieusement le vrai et le faux, le vrai pour accréditer le faux, car si en effet cette rectification n’est pas (n’a jamais voulu être) une « réforme », elle a bien été approuvée par l’Académie unanime en 1990, à une époque où son secrétaire général, Maurice Druon, était aussi le président du groupe de travail constitué au sein du Conseil supérieur de la langue française. Voilà qui en dit long sur le fonctionnement de l’Académie – ou du moins sur le comportement de certains académiciens…

Dans une lettre du 15 février à Hélène Carrère d’Encausse, la ministre de l’Éducation nationale souligne ces contradictions et demande : « Eu égard à la mission de défense et d’illustration de la langue française assignée à l’Académie, je vous serais reconnaissante de bien vouloir me faire part de toute évolution de la position de votre institution quant aux rectifications orthographiques, afin que les acteurs concernés puissent en tenir compte à l’avenir.  »

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Revue de presse : les arguments des détracteurs
– Jean d’Ormesson, Bernard Pivot, François Bayrou, Michel Onfray…

Ces faits étant rappelés, il est temps maintenant d’examiner les arguments de quelques-uns des détracteurs de cette prétendue réforme.

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Jean d’Ormesson

À tout seigneur tout honneur, commençons par Jean d’Ormesson, de l’Académie française : il ne craint pas d’affirmer dans le Journal du dimanche du 7 février que « la ministre de l’Éducation nationale est empêtrée dans une réforme des programmes qui fait l’unanimité contre elle. Et voici que ses services ressortent la réforme de l’orthographe », mêlant ainsi un jugement politique (dans la première phrase) et un mensonge (dans la deuxième) qui est censé donner un fondement à ce jugement.

Et trois jours plus tôt sur RTL : « J’avais participé à cette réforme de l’orthographe et au débat, j’étais plutôt favorable mais maintenant je refuse absolument de parler comme vous le dites très bien de l’accent circonflexe et de virgules, au moment où les écoliers n’apprennent même plus à écrire ni à lire. […] Quand il y a des gens qui n’ont pas de travail, quand le niveau de vie a baissé comme il a baissé et que les agriculteurs se suicident… Je refuse de parler d’accent circonflexe quand il y a des gens qui se suicident. » Autrement dit, la ministre de l’Éducation et le gouvernement font diversion, ce sont eux qui mettent au premier plan « cette réforme » pour tenter de faire oublier leur incurie… Bel exemple de manipulation !

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Bernard Pivot

Bernard Pivot, sur le site du JDD le 4 février, juge la révision de l’orthographe « un peu tardive », comme s’il avait milité en sa faveur vingt-six ans plus tôt, se dit « plutôt favorable aux rectifications proposées » (« à l’exception de l’accent circonflexe, elles me semblent légitimes ») mais plaint les enseignants de « devoir appliquer cette réforme ». Et il se fait lanceur d’alerte : « Mais attention, la réforme va amener des perturbations très graves dans les clubs d’orthographe qui fleurissent dans les régions. Les concours d’orthographe vont devenir des foires d’empoigne ! »

On ne se refait pas, surtout quand on doit une partie de sa célébrité à la défense et illustration de la dictée conçue non comme un exercice d’apprentissage (ce qu’elle n’est d’ailleurs pas vraiment) mais comme une compétition médiatisée.

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François Bayrou

François Bayrou, fondateur dès 1990 de l’association Le Français libre pour lutter contre la « réforme » de l’orthographe, accentue sa critique dans une tribune du JDD (7 février), accusant d’abord le gouvernement de « faire renaître, en catimini, une polémique que l’on croyait éteinte depuis un quart de siècle ». C’est pour lui « une manœuvre de diversion », et plus encore une forme de tyrannie puisque, par ignorance ou mépris des faits, il interprète le retour de ces rectifications dans l’actualité comme le résultat d’un « décret » : « le gouvernement […] voudrait que j’écrive à sa convenance »…

Il voit aussi dans la suppression de l’accent circonflexe sur le i une source d’ambigüité, la forme parait pouvant être lue comme le présent de paraitre ou l’imparfait de parer. Mais, outre que l’on peut toujours conserver l’accent « dans les mots où il apporte une distinction de sens utile » (JO du 6 décembre 1990, p. 12), en contexte, un lecteur ne confondra pas une forme du verbe transitif direct parer (pourvu d’un complément d’objet) avec une forme homographe du verbe d’état paraître (suivi d’un adjectif attribut du sujet) : personne ne pensera au verbe paraitre en lisant la phrase « Il la parait de toutes les vertus ».

Dans sa tribune, l’accumulation d’arguments surprenants trahit d’ailleurs le parti pris : il incrimine ainsi les bénéficiaires de cette « réforme », les éditeurs « de dictionnaires ou de livres scolaires estampillées NO (nouvelle orthographe) ou OR (orthographe rectifiée) sur fond rouge flamboyant, pour améliorer leurs ventes et leur chiffre d’affaires », mais aussi, dans un nouvel avatar de la théorie du complot, « des groupes de pression » prétendument progressistes qui travaillent, avec la bénédiction du gouvernement, à « éradiquer le latin et le grec et [à] dévaluer l’orthographe » dans le but de « priv[er] les futurs adultes de ces racines et de ces repères » et de « facilit[er] au contraire la tâche des manipulateurs ».

Et pour accréditer tout cela, une remarque juste, de bon sens, que personne ne contesterait : « Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège, c’est l’accord du sujet avec le verbe, au pluriel le s ou le x pour les noms, et le nt pour les verbes, et la conjugaison simple. » Car il est bien vrai que l’on ne règlera pas avec ces rectifications les difficultés orthographiques des élèves : si celle-ci sont si importantes, c’est que son enseignement, comme celui de la grammaire, a pâti de la conjonction mortifère des réductions d’horaire et de l’imposition de méthodes pédagogiques dogmatiques et inefficaces. Nous comptons sur le retour espéré de M. Bayrou aux affaires pour qu’il y remédie…

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Michel Onfray

Terminons cette revue de presse particulière par Michel Onfray qui, servi le 6 février 2016 par un journaliste de France Culture peu désireux (ou capable ?) de mettre en doute ses propos, affirme, d’une part que la simplification proposée est ridicule parce qu’elle se contente de « modifier à la marge une liste de mots » qui ne sont pas les plus courants, d’autre part qu’« on va avoir une orthographe qui est une espèce de vanne ouverte » autorisant toutes les simplifications. Et de proposer ironiquement de ne plus écrire herbe mais erb (« il va falloir écrire en phonétique ») pour mieux persuader l’auditeur que simplifier c’est « massacrer »…

Le philosophe médiatique n’est pas effrayé par les contradictions de son discours, reprochant à la fois aux initiateurs de ces rectifications de ne proposer qu’une réformette et d’ouvrir la voie à l’anarchie : si on continue à simplifier, « finalement y a plus de règles », dit-il, péremptoire, « on aura des orthographes divers [sic] et multiples ». Or la seule règle que ces rectifications autorisent à ne pas respecter est celle de l’accord du participe passé laissé, qui peut désormais rester invariable quand il est suivi d’un infinitif (sur le modèle de fait). Les autres modifications (comme l’orthographe des noms composés, des mots empruntés, la présence d’une ou deux consonnes dans des mots de la même famille) relèvent plutôt de l’usage (si l’on entend par règle une loi générale) et d’un usage dont les variations sont très souvent incohérentes même si on leur trouve une explication dans l’histoire de la langue.

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Résumons et concluons

Les « rectifications de l’orthographe » dont il est question ne sont pas le fait du gouvernement ni de la ministre de l’Éducation nationale, elles n’ont rien à voir avec la réforme du collège controversée.

Ces rectifications sont « modérées dans leur teneur et dans leur étendue », elles visent essentiellement à corriger un certain nombre d’erreurs, d’incohérences, de complications inutiles. L’orthographe n’est pas sacrée, elle a été modifiée dans plusieurs pays, la nôtre peut être soumise à un examen critique, éclairé, prudent. Différents intervenants dans ce débat ont rappelé la déclaration d’un autre académicien que M. d’Ormesson, Paul Valéry : « L’absurdité de notre orthographe, qui est, en vérité, une des fabrications les plus cocasses du monde, est bien connue. Elle est un recueil impérieux d’une quantité d’erreurs d’étymologie, artificiellement fixées par des décisions inexplicables » (« Le Bilan de l’intelligence », 1935).

C’est bien pourquoi elle a déjà été plusieurs fois modifiée, comme le rappelait Maurice Druon en 1990 : « L’Académie a constaté que les ajustements proposés étaient dans la droite ligne de ceux qu’elle avait pratiqués dans le passé, notamment en 1740, où la graphie d’un mot sur quatre était changée, en 1835 […], en 1878, dans la septième édition du dictionnaire, et encore en 1935, dans la huitième édition. »

On ne peut que regretter que ces rectifications n’aient pas été mises en œuvre plus tôt. Elles doivent être portées à la connaissance des usagers de la langue, particulièrement de ceux qui sont en train d’en faire le long apprentissage : il faut donc les enseigner (sans sanctionner ceux qui choisiront de conserver les formes anciennes), afin de pouvoir mesurer, dans vingt-cinq ou trente-cinq ans peut-être, si elles ont été intégrées dans la langue et si elles peuvent figurer en bonne place dans les dictionnaires. C’est un pari, une gageüre

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Tout cela laisse entier un problème autrement important : celui de l’insuffisance de la maitrise de la langue, à l’oral et à l’écrit, qui concerne certes l’orthographe (bien plus d’ailleurs l’orthographe grammaticale que l’orthographe d’usage) mais aussi la syntaxe et le lexique, les adultes comme les élèves, les diplômés presque autant que ceux qui ne le sont pas.

Le constat dressé par Alain Borer en 2014 (De quel amour blessée. Réflexions sur la langue française, Gallimard) devrait alarmer les défenseurs de notre langue plus que ces rectifications qui leur font jeter en ce moment des cris d’orfraie : elles n’empêchent nullement d’écrire, ne défigurent pas notre écriture, comme en témoignent les quelques mots surlignés en bleu dans cet article.

Jacques Vassevière

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Quelques liens utiles pour s’informer

Les rectifications de l’orthographe, « Journal officiel de la République française », 6 décembre 1990.

Les règles de la nouvelle orthographe en bref.

Guide pratique de l’orthographe rectifiée, par les « Cahiers pédagogiques ».

Les rectifications du français en 1990 sur Wikipédia.

Réforme de l’orthographe : on ne négocie pas avec la République, par Ludivine Bénard.

La criminelle orthographe, par Michel Ocelot.

L’orthographe en débat, par Alexandra Ibanes

1 réflexion sur « L’orthographe, prétexte politique »

  1. Toucher à l’orthographe, c’est toucher à un privilège. Le privilège de ceux qui ont appris laborieusement à distinguer « cuisseau » de « cuissot » ou à accorder les participes passés des verbes de sens réciproque. Il y a effectivement plus urgent à faire dans les classes, et une réforme moins timorée serait souhaitable.

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