Faut-il sauver l’attention ? Dialogue entre neurosciences et pédagogie

Faut-il sauver l'attention. Dialogue entre neurosciences et pédagogieEn 2017, les enfants de quatre à six ans passent chaque jour plus de deux heures devant un écran. Sollicitée par un monde hyperconnecté, l’attention est devenue un bien précieux, le fameux « temps de cerveau disponible » qui fait polémique.

Pourtant, tablettes et smartphones ont investi les espaces de transmission de savoir. En France, l’Éducation nationale envisage de doter chaque élève d’une tablette en classe de cinquième. L’école jouerait-elle contre son camp ?

Traditionnellement, l’apprentissage scolaire est associé à la concentration, à la fois objectif et moyen de la transmission des savoirs. Un élève capable de diriger son attention est mieux armé pour appréhender son environnement. Mais le monde n’a-t-il pas changé ? Face à ce dilemme, les acteurs du secteur pédagogique divergent.

Grâce aux récentes avancées des neurosciences, il semble désormais avéré que l’activité cognitive de l’enfant ait un impact durable sur son régime attentionnel, les jeunes années étant critiques pour l’établissement des schémas neuronaux et cognitifs. Ces résultats scientifiques peuvent-ils être constitutifs en eux-mêmes d’une pédagogie ? Place au débat !

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Table ronde


Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble-Alpes. Codirecteur de la revue Multitudes, il a codirigé en 2016 un colloque de Cerisy : « Archéologie des médias et écologie de l’attention ». Convaincu que « le capitalisme entraîne une crise de l’attention », il a consacré de nombreux travaux à l’analyse de ce phénomène. Ses articles sont en accès libre sur www.yvescitton.net.

Jean-Philippe Lachaux est directeur de recherches au centre de recherches en neurosciences de Lyon (Inserm-CNRS) et membre de l’équipe DYCOG, « Dynamique cérébrale et cognition ». Ses recherches portent sur l’attention et la façon dont la compréhension de ses mécanismes peut permettre de l’apprivoiser.

Jeanne Parmentier, docteur en physique théorique, enseigne les mathématiques à l’Institut Villebon – Georges Charpak, qui cherche à développer des pédagogies inclusives adaptées aux publics traditionnellement éloignés des études longues. Elle y est responsable de l’innovation pédagogique et s’intéresse en particulier aux manières de diffuser les pratiques les plus prometteuses de l’institut tout en les soumettant à des processus d’évaluation rigoureuse.

Cassandra Potier Watkins est ingénieure d’études Inserm-CEA en neuro-imagerie cognitive. Dans son laboratoire de recherche dirigé par Stanislas Dehaene, à Neurospin, elle travaille depuis plusieurs années au développement de pédagogies nouvelles sur tablettes.

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Jeudi 6 avril 2017, à 19h, à l’École CentraleSupéléc, Campus de Chatenay, Grande-Voie-des-Vignes, 92290 Châtenay-Malabry.Une conférence en partenariat avec le Centre culturel international de Cerisy et la Diagonale Paris-Saclay. CentraleSupélec,

Inscription facultative via l’événement Facebook, merci de venir avec votre carte d’identité.


Le groupe Cerisy-Saclay est le fruit d’un partenariat entre l’université Paris-Saclay et le Centre culturel international de Cerisy. Constitué d’étudiants et jeunes diplômés de l’université Paris-Saclay, il se propose de contribuer à éclairer quelques-uns des débats contemporains par une approche transdisciplinaire conjuguant sciences « dures » et humaines.

 

• http://www.ccic-cerisy.asso.fr/
http://www.ladiagonale-paris-saclay.fr/

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