Gloser numériquement un texte

Éclairer un texte par un commentaire est l’une des activités principales du professeur, et ce, à tous les niveaux d’enseignement et dans toutes les disciplines. Cette glose, ce commentaire, c’est soit l’enseignant qui les produisent soit l’élève pour montrer sa compréhension d’un passage précis ou pour justifier une idée, une affirmation.

Rien de nouveau donc, une pratique très ancienne même. Mais que peut apporter le numérique  dans cette démarche ? Quelle plus-value peut-on en attendre ? Nous avons choisi de tester la plateforme anglaise Glose pour commenter des textes avec des élèves lors de formations en établissement.

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Enseigner la littérature, c’est concret

Flaubert, plan de "L'Éducation sentimentale".

Flaubert, plan de « L’Éducation sentimentale »

Les visites conseil des professeurs stagiaires de lettres autant que la mise en œuvre du tutorat mixte – partenariat entre le professeur-tuteur dans son établissement et le professeur-tuteur de l’ÉSPÉ – donnent l’occasion de découvrir une réalité bien plus positive que celle martelée par les déclinistes.

En effet, les réussites pédagogiques avérées que nous constatons régulièrement ne relèvent pas du hasard. Les professeurs de lettres qui perpétuent la transmission des textes du patrimoine demeurent avant tout des pédagogues convaincus que la littérature reste enseignable.

Mais il y a corrélativement chez eux un certain pragmatisme dans la façon de présenter la littérature aux collégiens.

Ces mêmes observations font apparaître quelques traits constants que l’on pourrait résumer synthétiquement en une formule : enseigner la littérature, c’est concret.

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Concevoir une séquence de lecture « raisonnable » en collège. Conseils aux professeurs stagiaires

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Il faut savoir terminer une séquence didactique !

Les tuteurs et formateurs pourraient judicieusement faire mémoriser cette formule aux professeurs stagiaires de lettres ; en effet, l’expérience montre que la première unité d’apprentissage élaborée par le « néo-prof », débordant d’ambition et d’énergie, demeure souvent beaucoup trop longue, se déroulant sur cinq semaines ou plus !

La légitime volonté d’exhaustivité qui pousse à vouloir tout faire dire à la séquence peut en effet être un piège.  Prendre en compte de façon pragmatique ce qu’est une séance réelle avec ses élèves et évaluer le temps que requièrent la lecture et l’explication d’un texte littéraire sont indispensables.

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« L’École des lettres » vous accompagne tout l’été pour vous aider à préparer la rentrée

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L’abonnement à l’École des lettres en quatre points :

Un suivi permanent de l’actualité pédagogique, littéraire et culturelle.

Des propositions de séquences toujours expérimentées en classe.

L’accès aux articles et numéros archivés de 1995 à 2016 (plus de 40 000 pages).

L’assurance de disposer d’un magazine indépendant, accessible sur tous supports, réalisé par des enseignants, formateurs, chercheurs, écrivains et illustrateurs qui confrontent leurs expériences.

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La question de la lecture à l’école et au collège : des recommandations d’experts pour quoi faire ?

Jean-Baptiste Greuze, "Le Petit Paresseux", 1755, musée Fabre, Montpellier

Jean-Baptiste Greuze, « Le Petit Paresseux », 1755, musée Fabre, Montpellier

Les 16 et 17 mars dernier s’est tenue à l’ÉNS de Lyon la Conférence de consensus du Conseil national de l’évaluation du système scolaire, « Lire, comprendre, apprendre », présidée par Michel Lussault, directeur de l’Institut français de l’éducation. Celui-ci affirme qu’il ne s’agissait pas de « s’accorder sur une théorie générale de la lecture » mais bien de « caractériser les obstacles que rencontrent les élèves, pour identifier quelques pistes de solutions ».

Fort bien. Mais, hélas, le comité d’organisation n’a guère entendu les vœux de son président car le rapport final ne fait guère qu’élaborer une énième poétique de la lecture, une énième typologie des lecteurs, une analyse linguistique de plus des éléments à maîtriser (à commencer par les mots), et ses recommandations se bornent à enfoncer des portes ouvertes : faire lire régulièrement les élèves à voix haute, développer la compréhension orale, consacrer un temps à l’étude de la langue, faire de la classe un lieu d’écoute et de parole, et bien d’autres évidences encore qu’il ne suffit pas de répéter pour les convertir en actes.

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