L’École des lettres 2019-2020

Mis en avant

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Écologie, enseignement et transcendance

Manifestation de lycéens pour le climat à Dijon le 24 mai 2019 © Infos Dijon

Si la percée d’EÉLV corrélée à la conscience écologique des jeunes peut être un sujet d’étonnement pour certains, cela ne peut surprendre les milieux de l’Éducation.  En effet, les enseignants de tous les niveaux – collège, lycée, classes préparatoires – constatent quotidiennement l’intérêt des élèves pour les questions environnementales, pour l’urgence d’une action pour sauver notre planète. Au point que l’on peut parler avec l’écologie d’un nouvel idéal, d’une nouvelle grande cause, d’une nouvelle source de transcendance trouvée par une génération qui aspire à vivre dans un monde meilleur, comme chaque génération antérieure l’a également rêvé.

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Le Grand Palais voit Rouge : art et utopie au pays des Soviets

Affiche de l’exposition. Gustav Klucis, reproduction d’après « L’URSS est la brigade de choc du prolétariat mondial » (affiche), 1931 © Musée national des Arts de Lettonie, Riga

Aussitôt son entrée acquittée le visiteur se voit immergé dans la Russie d’Octobre 1917 : affiches, images, tableaux, propagande : bienvenue au pays des soviets !

Un monde nouveau d’espérance, d’exaltation sociale, de valeurs ouvrières, de solidarité artistique vous frappe avec une force d’évidente libération.

Pas de drapeau ou d’étendard pour autant, mais un simple rectangle monochrome rouge, Pur rouge, d’Alexandre Rodtchenko (1921) – rideau, fin de la peinture, fin de l’art bourgeois, fin d’un monde avant reconstruction.

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« L’Adieu à la nuit », d’André Téchiné

À côté des conflits familiaux, le motif de la transition juvénile traverse une bonne part de l’œuvre d’André Téchiné. Des Roseaux sauvages (1994) à Quand on a 17 ans (2016), le réalisateur en a exploré les ressorts, les troubles et les ivresses, les rêves et les violences.

Le déchirement de l’intime, fragile moment où tout bascule et verse progressivement dans l’après, est sans nul doute ce qui caractérise le mieux son travail sur la jeunesse. La découverte du corps et l’éveil à la sexualité imprègnent son cinéma d’un sensualisme animal, partagé entre l’ombre et la lumière des sentiments, les gestes instinctifs et l’élan vers la douceur. Les décors, la nature et ses éléments, y jouent un rôle de prime importance.

C’est encore le cas dans son nouveau long-métrage de fiction, vingt-troisième de sa carrière et le plus stimulant depuis longtemps, L’Adieu à la nuit. Sauf que la nature, pourtant omniprésente, est cette fois ignorée des jeunes protagonistes, et la sensualité absente de leur existence. Et pour cause, ils – Alex (Kacey Mottet Klein) et Lila (Oulaya Amamra) – ont décidé de se livrer au jihad.

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18 avril 2019 : Chantiers d’Europe en Sorbonne

L’académie de Paris et le Théâtre de la Ville à Paris dédient à la jeunesse une soirée spéciale de Chantiers d’Europe, le jeudi 18 avril, de 19 h à 21 h, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.

Chantiers d’Europe est un festival annuel européen du Théâtre de la Ville, héritier en droite ligne du célèbre Théâtre des Nations où résonnèrent pour la première fois en France les noms de Brecht ou de Strehler. Le fait de décliner cet événement pour et par les jeunes, enfants du XXIe siècle, est une première.
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Aujourd’hui plus que jamais, l’Europe est à incarner et à réinventer par la jeunesse, dans le  dialogue interculturel et par la pratique artistique.
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Le modèle noir de Géricault à Matisse

Jean-Léon Gérôme (1824-1904), étude d’après un modèle féminin pour « À vendre, esclaves au Caire », vers 1872. Coll. part. © Photo Galerie Jean-François Heim, Bâle.

Une sortie (scolaire) à ne pas manquer

L’exposition qui vient d’ouvrir et se tiendra au musée d’Orsay jusqu’au 21 juillet est plus qu’une exposition picturale : cette représentation du Noir dans l’art – peinture, dessin, sculpture, affiche  – est à la croisée de l’histoire politique, l’histoire littéraire et l’histoire des mentalités depuis la Révolution française jusqu’aux années folles.

Elle donne à voir comment les artistes ont d’abord participé à la lutte pour l’abolition de l’esclavage (1789-1848), puis à la dignité d’un modèle noir à l’époque coloniale et raciale (1848-1918) et enfin à une reconnaissance artistique de ces hommes et femmes à l’heure de l’influence américaine et du séjour de Matisse à Harlem (1918-1930).
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