Journée d’étude « Silence, on lit ! » à l’ÉSPÉ Paris Molitor

Silence on lit !L’ÉSPÉ de Paris-Sorbonne universités organise le mercredi 20 juin 2018, de 13 h 30 à 17 h 30, sur le site de l’ÉSPÉ Molitor, à Paris, XVIe, une journée d’étude portant sur le dispositif Silence, on lit ! imaginé pour le développement de l’élève lecteur.

Cette rencontre est en accès libre.

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Histoire d’un rêve : « Herzl, une histoire européenne »

Ilia Brodsky et Théodor Herzl se sont peut-être rencontrés à Londres, dans le quartier de l’East end, au début du XXe siècle. Le premier était encore un jeune homme pauvre et idéaliste, rêvant d’une société juste, égalitaire, ayant foi dans l’homme. Le second, nous le connaissons comme le fondateur d’un mouvement lié à un peuple et une terre : le sionisme. Ilia est un personnage de fiction « hanté » par Herzl, qui par de nombreux  aspects est un personnage de roman.

C’est ainsi que l’ont compris Camille de Toledo et Alexander Pavlenko, l’un romancier et essayiste, l’autre illustrateur né en Russie, pays qu’il a quitté pour les mêmes raisons qu’Ilia : son antisémitisme constant, insidieux (ou pas) qui humilie et détruit. Tous deux ont écrit ce roman graphique qui, selon la formule, se lit comme un roman, mais se dévore aussi planche après planche. On ne saurait dissocier le travail graphique de celui sur le texte, toujours dense, passionnant, qui permet de découvrir les origines d’un rêve et les prémisses d’une désillusion qu’il est devenu, confronté à la réalité.

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Aux alentours de la « montagne » : « Les Misérables », de Victor Hugo

"L‡-bas, dans l'île", par André Gill, "La Lune Rousse" 22 septembre 1878

« L‡-bas, dans l’île », par André Gill, « La Lune Rousse », 22 septembre 1878

« Histoire d’un saint / Histoire d’un homme / Histoire d’une femme / Histoire d’une poupée. »

Voilà ce que sont Les Misérables en 1845, dans un premier plan élaboré à la Chambre des pairs, où Hugo siège. Quand on relit l’œuvre, dans son intégralité, on ne trouve rien à redire.

De cette nouvelle édition établie dans la  » Bibliothèque de la Pléiade  » par Henri Scepi, avec la collaboration de Dominique Moncond’huy pour le dossier consacré aux images, on a beaucoup lu, et beaucoup de choses précises et justes. L’édition de 1951 datait ; de nombreux universitaires, dont on trouvera les références bibliographiques en fin de volume, avaient enrichi notre connaissance de l’œuvre, de son contexte, proposé des éditions Ici et là.

Cette « Pléiade » est une sorte de somme ou de bilan. Mais avec Hugo, rien n’est jamais achevé, ni tout à fait dit. Comme l’écrit des Misérables Bernard Leulliot, « Ce livre est une montagne ; on ne peut le mesurer, ni même le bien voir qu’à distance. C’est-à-dire complet. » Alors prenons quelques chemins de traverse qui mènent au sommet, sans trop nous hâter.

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Les « Classiques » de l’école des loisirs font peau neuve

Mis en avant

Les "Classiques" de l'école des loisirsUne collection de référence
qui allie l’exigence d’une culture classique

aux nécessités de l’enseignement d’aujourd’hui

Pour découvrir les nouvelles éditions des « Classiques » de l’école des loisirs, parmi lesquels plusieurs titres recommandés par le ministère de l’Éducation nationale, du cycle 3 à la troisième, recevez gratuitement et sans engagement l’un des quatre titres suivants :

L’Odyssée, d’Homère,
Germinal, d’Émile Zola,
Moby Dick, d’Herman Melville,
Voyage au centre de la Terre, de Jules Verne.

Chacun de ces ouvrages a fait l’objet de séquences pédagogiques expérimentées en classe avec succès et disponibles sur le site de l’École des lettres.

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« André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne », d’Évelyne Lantonnet

Évelyne Lantonnet, "André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne"Au lecteur, bien informé ou profane, qui souhaiterait disposer d’une synthèse sûre et accessible permettant de connaître et de comprendre Malraux, de saisir toutes les facettes de l’homme, de rassembler les fils d’une œuvre déployée avec une extrême diversité, il faut recommander l’ouvrage d’Évelyne Lantonnet dont le titre à lui seul peut fournir une clé d’interprétation, André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne.

Les deux mots du second titre sont essentiels. « Métamorphose » d’abord, car l’idée de changement, de transformation, d’exploration de formes inédites est consubstantielle à l’œuvre de celui qui baptise un de ses essais les plus fameux, achevé en 1976, La Métamorphose des dieux. Dans sa vie comme dans son œuvre, Malraux incarne bien l’idée de métamorphose, ouvrant en permanence des portes nouvelles qui semblent contraires aux précédentes, cultivant une éthique de la surprise et une esthétique de l’innovation, expérimentant divers genres, formes, postures, refusant les étiquettes de convention.

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« Philocomix », de Jean-Philippe Thivet, Jérôme Vermer et Anne-Lise Combeaud: le gai savoir en bulles

Qu’est-ce que le bonheur ? La question occupe régulièrement la une des magazines, et les ouvrages invitant à la méditation, à la sagesse, à la spiritualité, au développement de la vie intérieure (programme non exhaustif), trônent en bonne place dans les librairies comme sur les listes des best-sellers. Il faut avouer que le sujet trouve écho en chacun de nous, que l’on soit élève de primaire, de collège ou de lycée, professeur débutant ou aguerri, philosophe de formation ou parfait néophyte.

Dans Philocomix, la quête existentielle prend tout son sens, et le titre de cette bande dessinée figure l’ambition d’un projet à la portée universelle, alliant pédagogie et humour, rigueur scientifique et graphisme ludique.

Pour cerner la notion de bonheur, les trois auteurs développent la question du « vivre bien » sur laquelle se sont penchés des « poids lourds » de la pensée occidentale, de l’Antiquité au XIXe siècle. Cependant, le bonheur dont il est ici question, loin d’être une simple forme de développement personnel, concerne aussi bien la collectivité que l’individu.

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« Véro en mai », d’Yvan Pommaux et Pascale Bouchié, un album de jeunesse pour comprendre Mai 68

"Véro en mai", d'Yvan PommauxEn classe de cinquième, l’entrée des programmes, « Vivre en société, participer à la société. Avec autrui: familles, amis, réseaux », donne le loisir de proposer aux élèves des œuvres littéraires, graphiques et/ou cinématographiques où la narration d’un bouleversement sociétal croise celle d’un personnage, notamment celui d’un enfant ou d’un adolescent.

Aussi, alors que l’on fête le cinquantenaire de Mai 68, pourrait-il être fructueux d’explorer une période historique propice aux changements et où les relations intergénérationnelles et familiales se sont à la fois tendues et intensifiées. Dans cette perspective, il apparaît tout particulièrement intéressant de proposer aux élèves de cinquième Véro en mai, d’Yvan Pommaux et Pascale Bouchié.

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