Conseils de rentrée aux professeurs stagiaires de lettres

Le présent document ne prétend pas délivrer une parole absolue susceptible de résoudre tous les problèmes posés au sujet de la première rentrée d’un enseignant.

À visée synthétique et pragmatique, il se donne simplement comme objectif de répondre aux premières questions pratiques que chaque professeur de lettres débutant dans le métier en collège et en lycée est en droit de formuler.

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Vers de nouveaux programmes de français des cycles 2, 3 et 4 pour la rentrée 2018

Projet d’ajustement et de clarification des programmes de français des cycles 2, 3 et 4Le Conseil supérieur des programmes vient de publier un Projet d’ajustement et de clarification des programmes de français des cycles 2, 3 et 4 d’une soixantaine de pages, voté le 14 juin, qui devrait être entériné le 12 juillet prochain et applicable dès la prochaine rentrée.

Des modifications ont également été apportées aux programmes de mathématiques et d’éducation morale et civique (ÉMC) dont on trouvera ici le détail.

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Dis moi dix mots, édition 2018 : sur tous les tons, sur toutes les lèvres

Dis-moi dix mots sur tous les tonsLa remise des prix de l’édition 2018 du concours « Dis moi dix mots » à l’Institut de France ce jeudi 24 mai a été comme chaque année un moment d‘émotion et de conviction.

D’émotion parce que nul dans l’assemblée présidée par Hélène Carrère d’Encausse ne pouvait cette année encore retenir son admiration devant ces élèves de collège ou de lycée, de France ou de l’étranger, d’établissements réguliers ou d’établissements spécialisés, qui, avec leurs professeurs avaient conduit des projets remarquables sur le thème imposé, en l’occurrence l’« oralité », mêlant ingéniosité, inventivité et technicité, témoignant s’il en était besoin, que le travail collectif, le travail interdisciplinaire, le travail gratuit, fédère les énergies, galvanise l’enthousiasme.

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Construire le savoir grammatical en manipulant la langue. Comment donner du sens à (et le goût de) la grammaire ?

Georges Braque, « Nature morte au violon », 1913

L’université Paris-Descartes (laboratoire Éducation, Discours, Apprentissages) et l’ÉSPÉ de Paris organisent le 6 juin 2018 une journée d’étude intitulée Construire le savoir grammatical en manipulant la langue. Comment donner du sens à (et le goût de) la grammaire ?

L’approche de la langue dans l’enseignement au moyen de manipulations linguistiques étant l’une des préconisations récentes des programmes officiels, cette journée d’études s’inscrira dans une dynamique qui répond à des préoccupations actuelles.

Nous proposons de mener une réflexion sur les méthodologies à privilégier dans l’enseignement de la langue pour favoriser la construction des catégories grammaticales en lien avec les compétences en lecture et en écriture. Il s’agit également de nous interroger sur les dispositifs pédagogiques permettant d’articuler étude de la langue et compréhension, tout en (re)donnant du sens à (et le goût de) la grammaire.

On se demandera comment rendre l’élève acteur de la maîtrise de la langue, orale et écrite, en développant son regard réflexif à l’égard de ses pratiques : interroger, déconstruire et (re)construire les représentations en classe, pour aller de l’épilinguistique au métalinguistique. Quelles démarches didactiques et activités pédagogiques mettre en place pour développer les compétences linguistiques des élèves, de la co-construction du sens à la production à l’oral et à l’écrit ?

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Imaginer des éléphants

L'université du Heilongjiang

L’université du Heilongjiang

J’étais lecteur de français dans des universités chinoises depuis sept ans. C’était ma quatrième année à l’université du Heilongjiang, dans la banlieue nord de Harbin où il fait moins quarante degrés en hiver, où il n’y a pas de printemps et pas d’automne, où il fait trente-cinq degrés en été.

Parmi les quarante mille étudiants qui vivaient dans le campus trois cents se consacraient au français. Je donnais des cours de littérature, des cours de civilisation, des cours d’écriture à partir de la deuxième année. Et pour les étudiants de quatrième année que je connaissais depuis trois ans, c’était maintenant, avec l’obtention du diplôme, la fin de l’année universitaire.

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La francophonie dans les Amériques : visages, histoire et défis

La francophonie dans les Amériques : arts, cultures, éducationLancée il y a un peu moins d’un an, la plateforme collaborative Francophonie dans les Amériques : langues, cultures et éducation rassemble prés de 2 500 membres. Elle a pour vocation de faire connaître les évènements francophones qui se tiennent dans les Amériques et les Caraïbes : conférences, expositions, événements culturels, actualité littéraire, éducative ou artistique.

Elle a également pour but de démocratiser l’accès à des programmes ouverts aux francophones : appel à conférences, ouverture de programmes doctoraux dans l’enseignement supérieur, offres d’emploi dans le domaine de l’éducation, ressources numériques pour se préparer aux concours DELF et DALF, concours ouverts aux élèves et aux écrivains francophones, festivals, ou encore cours en ligne ouverts et massifs. Elle permet donc de mieux faire connaître les institutions et les personnes qui œuvrent dans cet espace pour faire vivre la francophonie dans sa pluralité.

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«Vous pouvez le dire en français.» Le dispositif interministériel d’enrichissement de la langue

DGLFLFL’alinéa par lequel commence l’article 2 de la Constitution, « La langue de la République est le français », est en général connu. L’est aussi la loi relative à l’emploi de la langue française, dite loi Toubon qui, de son examen à sa promulgation en 1994, suscita dans les médias et l’opinion le genre de débats fiévreux et passionnés que les questions linguistiques soulèvent invariablement dans notre pays.

Elle fut souvent présentée comme le fer de lance d’un combat perdu d’avance contre l’influence de l’anglais et la prolifération des anglicismes et fut, à ce titre, parfois tournée en ridicule. Elle avait pourtant un objectif et des vues autrement plus larges : considérant que tous les citoyens disposent d’un droit égal à la connaissance et aux savoirs et doivent pouvoir être informés dans leur langue de ce qui concerne leur sécurité, leur santé, ou encore leurs conditions de travail, pour ne prendre que quelques exemples, le législateur avait cru nécessaire d’imposer l’usage du français dans certaines circonstances de la vie publique, et notamment dans toute la sphère de l’administration et des services publics.

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