Programme de littérature en Terminale littéraire pour l’année scolaire 2018-2019

"Hernani", de Victor Hugo

Pour l’année scolaire 2018-2019, la liste des œuvres obligatoires inscrites au programme de littérature de la classe terminale de la série littéraire est la suivante :

• Domaine d’étude « Littérature et langages de l’image » :

– Madame de Lafayette, La Princesse de Montpensier, 1662.

– Bertrand Tavernier, La Princesse de Montpensier, film français, 2010.

• Domaine d’étude « Lire-écrire-publier » :

– Victor Hugo, Hernani, 1830.

Lire la suite

Gide, « Les Faux-Monnayeurs », la critique et l’histoire littéraire

André Gide par Félix Valloton

André Gide par Félix Valloton

L’inscription de l’œuvre de Gide au sein de la question « Lire, écrire, publier », nous rappelle que la vie de l’auteur qui enjambe le XIXe siècle pour asseoir sa réputation au XXe a accompagné l’essor de l’édition moderne.

Tandis que sa carrière progresse, c’est toute l’édition qui change et Gide joue plusieurs rôles à mesure que le siècle avance et que la discipline de la critique littéraire et universitaire se déploie. Il accompagne cette Histoire littéraire et, de plus, contribue à la façonner à travers ses activités au sein de la NRF, et comme écrivain, conscient de son image et influent. Pour mieux comprendre le parcours de Gide, il faut chercher à travers les différentes histoires littéraires la place qui lui est faite ainsi que les mots utilisés par la critique pour caractériser son évolution.

Voici donc un rapide panorama des rapports entre histoire littéraire, critique et Gide, son rapport à lui-même et aux autres à travers les pages de ses journaux et, enfin, le contrôle de son image à travers les représentations qui sont faites de l’écrivain.

Lire la suite

Faut-il brûler l’écriture d’invention?

Georges Perec, manuscrit de "La Vie, mode d'emploi" © BNF

Georges Perec, manuscrit de « La Vie, mode d’emploi » © BNF

L’écriture d’invention, l’une des trois épreuves au choix au baccalauréat anticipé de français, pourrait, dit-on, disparaître avec la mise en place de la réforme du baccalauréat 2021.

Que le sujet d’invention ait un bilan mitigé, c’est un fait, mais il importe de comprendre pour quelles raisons, de rappeler quelle était son ambition, et de le resituer dans une histoire plus large de l’enseignement du français au lycée. C’est à ce prix seulement que chacun pourra comprendre en quoi cette approche pourrait renouveler en profondeur les études de lettres en France et leur redonner du sens.

Si l’on veut poursuivre l’apprentissage de l’écriture en veillant à ce que tous accèdent à une expression personnelle riche et autonome, si l’on veut véritablement donner accès à la littérature aux élèves, c’est-à-dire cultiver conjointement plaisir d’écrire et plaisir de lire, alors il est indispensable de repenser l’exercice et même de lui donner une tout autre ampleur.

Lire la suite

Parcours sup : une lettre de motivation pour quoi faire ?

Parcours sup : la lettre de motivationCette lettre de motivation qui était comme un symbole d’une procédure tournée résolument vers l’avenir professionnel du lycéen vire au premier signe ostensible d’une sélection introduite par le dossier.

Il suffit de voir sur Internet le nombre de sites qui proposent leur aide gratuitement ou moyennant finance (participation pouvant aller jusqu’à plus de 50 €) pour comprendre l’importance disproportionnée qu’a prise cette lettre dans l’esprit des élèves et de leurs parents, comme si de sa rédaction allait dépendre l’admission en telle ou telle formation avant même l’examen des bulletins et des notes.

C’est absurde.

Lire la suite

Plaidoyer pour l’écriture d’invention

Flaubert, manuscrit de "Salammbô" © BnFAvec la réforme du baccalauréat, le moment est venu de réfléchir sur les épreuves anticipées de français.

Question sur corpus, commentaire, dissertation, nous savons quels sont leurs objectifs, nous connaissons leur capacité à promouvoir l’élaboration d’une pensée argumentée qui s’appuie sur une lecture attentive et fine des textes.

Mais l’écriture d’invention ? Quels sont ses enjeux dans la pratique de classe ?

Lire la suite

De la réforme du bac à la réforme des disciplines

De la réforme du bac à la réforme des disciplinesÀ n’en pas douter, la réforme de l’examen du baccalauréat n’est pas une fin, mais un commencement. Pour parler comme Aristote, cette réforme est la cause motrice d’une cause finale qui est  la réorganisation des études secondaires. Ou, pour parler comme Pierre  Mathiot, « la transformation du bac induit la transformation du lycée » (Rapport, Conclusion, p. 49).
Derrière un nouveau diplôme et de nouvelles épreuves se profile un nouveau lycée et une nouvelle organisation des  études, ce que le rapport explicite dans la formule « construire le lycée des possibles« .
Ainsi, si certains discutent de la question des épreuves, si d’autres s’interrogent sur les conséquences de la réforme pour les services des enseignants et l’organisation semestrielle de l’année, plus rares sont ceux qui relèvent l’impact des changements sur les disciplines et les programmes.
Pourtant à l’heure où la réforme est perçue comme une modernisation, où cette modernisation suscite un espoir  bienveillant, ne serait-il pas nécessaire de moderniser aussi les programmes ?

Lire la suite

Le « grand oral », nouvelle épreuve reine du baccalauréat ?

La publication du rapport Mathiot le 24 janvier 2017 permet de progressivement lever le voile sur le profil du baccalauréat voulu par Jean-Michel Blanquer. Parmi les nouveautés envisagées, l’instauration d’un grand oral portant sur un couple de disciplines « majeures » enseignées en classe de terminale retient l’attention.

D’après les premières indications données, il apparaît proche des Travaux Personnels Encadrés (TPE) auxquels les élèves de première sont soumis en fin d’année scolaire. Cependant, le grand oral semble d’une part en renforcer les enjeux chiffrés – l’évaluation comptant pour 15 % de la note finale – et symboliques – trente minutes d’audition, devant un jury de trois personnes comprenant un professeur du lycée d’origine, un autre issu d’un lycée extérieur et un examinateur non-enseignant.

Lire la suite