« Un air d’Italie. L’Opéra de Paris de Louis XIV à la Révolution »

Jean Berain, détail de la maquette de costume du roi Égée dans « Thésée », de Lully, fin du XVIIe siècle, gravure aquarellée, BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra.

Les enseignants auraient-ils peur d’amener leurs classes à l’Opéra ? C’est pourtant une expérience que ne regrettent jamais les élèves, et que les équipes Éducation artistique de l’Opéra de Paris, responsables Jeune public ou responsable Opéra-Université, ne se font jamais faute de favoriser et d’accompagner.

Dernière preuve en date de ces attentions particulières : la visite en avant-première de l’exposition Un air d’Italie présentée au Palais Garnier en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France pour célébrer les trois-cent cinquante ans de l’Académie de musique, privilège accordé par Louis XIV en 1669, et acte de naissance de l’Opéra de Paris.

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« L’Enfant et les Sortilèges », de Maurice Ravel, d’après un livret de Colette : un opéra en CM2

Colette à l’âge de cinq ans

Il est difficile pour de jeunes enfants de CM2 à l’aube de la préadolescence d’entrer dans un univers musical qui leur est souvent étranger. Les élèves ont une image de la musique classique – sous toutes ses formes – qui est poussiéreuse et désuète, l’opéra est représenté par la Castafiore ou des dames qui s’égosillent.

Quand ils connaissent de « grands airs » c’est qu’ils les ont entendus dans des publicités. Les standards tels que le Boléro de Ravel, la IXe symphonie de Beethoven ou la Petite musique de nuit de Mozart sont souvent méconnus. Heureux sont ceux qui peuvent suivre des cours de musique en dehors de l’école. Au fil des années, on peut  malheureusement remarquer que les connaissances musicales sont de plus en plus pauvres.

L’Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique composée par Maurice Ravel et dont le livret a été écrit par Colette, peut amener à des travaux complètement différents dès la classe de CM2 : la découverte d’une œuvre littéraire dans son intégralité et celle de l’opéra.

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Le théâtre au cinéma, ou la Comédie-Française pour tous

Pathé Live : la Comédie-Française au cinémaDepuis 2016, la Comédie-Française, en partenariat avec Pathé Live, retransmet certaines de ses pièces  en direct au cinéma. Le concept était né au milieu des années 2005 lorsque Pathé – déjà – avait initié la retransmission en direct d’opéras, répondant aux attentes d’un vaste public de mélomanes privés de  théâtres musicaux dans leurs lieux de vie et écartés des grandes salles par les prix pratiqués à l’Opéra Bastille ou au Palais Garnier.

Avec l’opération Théâtre au cinéma la démocratisation de la culture s’étend et s’oriente davantage vers les jeunes publics, puisque l’une des grandes innovations de ces retransmissions théâtrales est, outre d’avoir lieu en direct, d’être proposées à la demande des enseignants qui peuvent avec le cinéma de leur ville organiser une projection pour leurs élèves quelques semaines après la première diffusion publique, et cela au tarif scolaire en vigueur dans la salle.

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« L’Opéra », de Jean-Stéphane Bron. L’excellence à l’œuvre

"L’Opéra", de Jean-Stéphane BronL’excellence à l’œuvre. Voilà qui résume bien le parti pris documentaire de L’Opéra, le huitième long-métrage de Jean-Stéphane Bron. Une large saison durant (de janvier 2015 à juillet 2016), le cinéaste helvétique a promené sa caméra dans les couloirs, bureaux, salles et coulisses de l’Opéra national de Paris pour en ausculter le fonctionnement.

Le résultat, ou comment du labeur naît le beau, est passionnant.

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Patrice Chéreau, un musée imaginaire

Patrice Chéreau, un musée imaginaireLa Collection Lambert à Avignon a réouvert ses portes et présente jusqu’au 11 octobre 2015 une exposition en hommage à Patrice Chéreau.

Les salles d’exposition font entrer en résonance des œuvres contemporaines et anciennes avec les créations de Chéreau pour le théâtre, l’opéra et le cinéma, elles-mêmes si souvent inspirées par les visages et les corps peints par Géricault, Titien ou Courbet.

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Disparition du chef d’orchestre Claudio Abbado

claudio-abbado-je-serai-chef-d-dorchestreLe grand chef d’orchestre italien Claudio Abbado s’est éteint le 20 janvier 2014 dans sa maison de Bologne à l’âge de 81 ans. Directeur musical de l’Orchestre du théâtre de La Scala de Milan de 1968 à 1986, puis directeur général de l’Opéra de Vienne jusqu’en 1991, il a consacré une grande partie de son œuvre à l’art lyrique.

Soucieux de transmettre aux plus jeunes l’esprit de son art, il avait écrit un album pour enfants dans lequel il retraçait son parcours : Je serai chef d’orchestre. Il y déclarait :

« J’ai accepté d’écrire ce livre parce que, depuis que je dirige des orchestres composés de jeunes instrumentistes d’un âge allant de quatorze à vingt-tois ans, tel l’Orchestre européen, j’ai retrouvé en eux un enthousiasme et une ardeur pas encore entamés ni détruits par le travail, ou, comme cela arrive parfois, par la vie elle-même.

Grâce à leur grande disponibilité, à la fraîcheur de leur interprétation, à leur passion, j’ai beaucoup appris et apprends encore, en cherchant à maintenir vivant ce lien d’un apprentissage réciproque. »

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« Le Crocodile trompeur », d’après « Didon et Énée », de Purcell

"Le Crocodile trompeur", Théâtre des Bouffes du Nord. © Victor TonelliSi la dernière représentation du Crocodile trompeur, d’après l’opéra Didon et Énée, de Purcell, a été donnée à la MC2 de Grenoble cette semaine, et si les crocodiles au bord de l’Isère ont disparu, signalons la reprise de la pièce à la fin du mois aux Bouffes du Nord, à Paris.

Du théâtre furieusement musical où l’on entend bien la partition originelle, à la lettre dans le majestueux finale, parfois aussi avec une touche façon Carla Bley ou Steve Reich dans les arrangements pour octuor de Florent Hubert.

Un théâtre plein d’invention interprété par douze comédiens également chanteurs et musiciens qui délivrent un spectacle aussi excessif, drôle et émouvant que peuvent l’être ceux de ces autres contemporains experts en décalage que sont Yolente de Keersmaeker, Vincent Macaigne, Jan Lauwers, Jean-François Sivadier ou… Peter Brook. Avec un taux de fantaisie déjantée chez cette Didon aliénée qui rappelle quand même plutôt les premiers cités.

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« Aïda », de Verdi, à l’Opéra Bastille

"Aïda", de Verdi, mise en scène d'Olivier Py à l'Opéra-Bastille

« Aïda », de Verdi, mise en scène d’Olivier Py
à l’Opéra-Bastille © Opéra national de Paris, Élisa Haberer

L’événement musical de la saison 2013-2014 est la nouvelle production d’Aïda à l’Opéra Bastille, dont la première a coïncidé avec le bicentenaire de la naissance de Verdi le 10 octobre 1813.

Absente depuis quarante-cinq ans de l’Opéra de Paris, où sa dernière mise en scène, celle de Pierre Chéreau – reprise jusqu’en 1968 avec dans le rôle-titre la grande Leontyne Price –, datait de 1939, cette œuvre célébrissime a cependant été à l’affiche au Palais Omnisports de Bercy ou au Stade de France, transformée en superproduction hollywoodienne.

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