Le théâtre au cinéma, ou la Comédie-Française pour tous

Pathé Live : la Comédie-Française au cinémaDepuis 2016, la Comédie-Française, en partenariat avec Pathé Live, retransmet certaines de ses pièces  en direct au cinéma. Le concept était né au milieu des années 2005 lorsque Pathé – déjà – avait initié la retransmission en direct d’opéras, répondant aux attentes d’un vaste public de mélomanes privés de  théâtres musicaux dans leurs lieux de vie et écartés des grandes salles par les prix pratiqués à l’Opéra Bastille ou au Palais Garnier.

Avec l’opération Théâtre au cinéma la démocratisation de la culture s’étend et s’oriente davantage vers les jeunes publics, puisque l’une des grandes innovations de ces retransmissions théâtrales est, outre d’avoir lieu en direct, d’être proposées à la demande des enseignants qui peuvent avec le cinéma de leur ville organiser une projection pour leurs élèves quelques semaines après la première diffusion publique, et cela au tarif scolaire en vigueur dans la salle.

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« L’Opéra », de Jean-Stéphane Bron. L’excellence à l’œuvre

"L’Opéra", de Jean-Stéphane BronL’excellence à l’œuvre. Voilà qui résume bien le parti pris documentaire de L’Opéra, le huitième long-métrage de Jean-Stéphane Bron. Une large saison durant (de janvier 2015 à juillet 2016), le cinéaste helvétique a promené sa caméra dans les couloirs, bureaux, salles et coulisses de l’Opéra national de Paris pour en ausculter le fonctionnement.

Le résultat, ou comment du labeur naît le beau, est passionnant.

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Patrice Chéreau, un musée imaginaire

Patrice Chéreau, un musée imaginaireLa Collection Lambert à Avignon a réouvert ses portes et présente jusqu’au 11 octobre 2015 une exposition en hommage à Patrice Chéreau.

Les salles d’exposition font entrer en résonance des œuvres contemporaines et anciennes avec les créations de Chéreau pour le théâtre, l’opéra et le cinéma, elles-mêmes si souvent inspirées par les visages et les corps peints par Géricault, Titien ou Courbet.

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Disparition du chef d’orchestre Claudio Abbado

claudio-abbado-je-serai-chef-d-dorchestreLe grand chef d’orchestre italien Claudio Abbado s’est éteint le 20 janvier 2014 dans sa maison de Bologne à l’âge de 81 ans. Directeur musical de l’Orchestre du théâtre de La Scala de Milan de 1968 à 1986, puis directeur général de l’Opéra de Vienne jusqu’en 1991, il a consacré une grande partie de son œuvre à l’art lyrique.

Soucieux de transmettre aux plus jeunes l’esprit de son art, il avait écrit un album pour enfants dans lequel il retraçait son parcours : Je serai chef d’orchestre. Il y déclarait :

« J’ai accepté d’écrire ce livre parce que, depuis que je dirige des orchestres composés de jeunes instrumentistes d’un âge allant de quatorze à vingt-tois ans, tel l’Orchestre européen, j’ai retrouvé en eux un enthousiasme et une ardeur pas encore entamés ni détruits par le travail, ou, comme cela arrive parfois, par la vie elle-même.

Grâce à leur grande disponibilité, à la fraîcheur de leur interprétation, à leur passion, j’ai beaucoup appris et apprends encore, en cherchant à maintenir vivant ce lien d’un apprentissage réciproque. »

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« Le Crocodile trompeur », d’après « Didon et Énée », de Purcell

"Le Crocodile trompeur", Théâtre des Bouffes du Nord. © Victor TonelliSi la dernière représentation du Crocodile trompeur, d’après l’opéra Didon et Énée, de Purcell, a été donnée à la MC2 de Grenoble cette semaine, et si les crocodiles au bord de l’Isère ont disparu, signalons la reprise de la pièce à la fin du mois aux Bouffes du Nord, à Paris.

Du théâtre furieusement musical où l’on entend bien la partition originelle, à la lettre dans le majestueux finale, parfois aussi avec une touche façon Carla Bley ou Steve Reich dans les arrangements pour octuor de Florent Hubert.

Un théâtre plein d’invention interprété par douze comédiens également chanteurs et musiciens qui délivrent un spectacle aussi excessif, drôle et émouvant que peuvent l’être ceux de ces autres contemporains experts en décalage que sont Yolente de Keersmaeker, Vincent Macaigne, Jan Lauwers, Jean-François Sivadier ou… Peter Brook. Avec un taux de fantaisie déjantée chez cette Didon aliénée qui rappelle quand même plutôt les premiers cités.

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« Aïda », de Verdi, à l’Opéra Bastille

"Aïda", de Verdi, mise en scène d'Olivier Py à l'Opéra-Bastille

« Aïda », de Verdi, mise en scène d’Olivier Py
à l’Opéra-Bastille © Opéra national de Paris, Élisa Haberer

L’événement musical de la saison 2013-2014 est la nouvelle production d’Aïda à l’Opéra Bastille, dont la première a coïncidé avec le bicentenaire de la naissance de Verdi le 10 octobre 1813.

Absente depuis quarante-cinq ans de l’Opéra de Paris, où sa dernière mise en scène, celle de Pierre Chéreau – reprise jusqu’en 1968 avec dans le rôle-titre la grande Leontyne Price –, datait de 1939, cette œuvre célébrissime a cependant été à l’affiche au Palais Omnisports de Bercy ou au Stade de France, transformée en superproduction hollywoodienne.

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« La Gioconda », d’Amilcare Ponchielli, d’après «Angelo, tyran de Padoue», de Victor Hugo

la-giocondaUn compositeur italien peu représenté fait son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris, Amilcare Ponchielli, né près de Crémone en 1834, professeur de Puccini. De la dizaine d’opéras qu’on lui doit, seul La Gioconda est encore joué. Sans doute à cause de sa place mal définie entre la fin du règne de Verdi et les débuts du vérisme.

L’adaptation littéraire est sa spécialité. Son premier opéra, I promessi sposi, d’après le célèbre roman de Manzoni, connaît en 1856 un succès sans lendemain, puis plaît davantage dans sa version révisée en 1872.

Passionné par Victor Hugo, Ponchielli accepte la commande de La Gioconda, présentée pour la première fois en 1876, cinq ans après Aïda, puis celle de Marion Delorme, sa dernière œuvre, créée en 1885 à la Scala de Milan. Lire la suite

« Hänsel et Gretel », de Engelbert Humperdinck, à l’Opéra Garnier

Hansel-et-GretelL’Opéra de Paris accueille à son répertoire Hänsel et Gretel de Engelbert Humperdinck dans une mise en scène de Mariame Clément, des décors de Julia Hansen, une direction musicale de Claus Peter Flor et une chorégraphie de Mathieu Guilhaumon, tous pour la première fois à Paris, afin de célébrer le bicentenaire de la parution, le 20 décembre 1812, des Contes de l’enfance et du foyer des frères Jacob et Wilhelm Grimm.

Inscrits depuis 2005 au patrimoine de l’UNESCO, ils ont été salués par l’ONU comme « le plus connu et le plus distribué des livres en Allemagne ».

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