La Charte pour l’éducation artistique et culturelle

Charte pour l'éducation artistique et culturelle

Le Haut Conseil de l’éducation, créé en 2005 puis renouvelé sous le gouvernement précédent avec pour mission d’« accompagner le développement de l’éducation artistique et culturelle et en faire un objectif de formation majeur à l’école », a publié en 2016 une charte dont les éléments sont reproduits ci-dessus.

Si cette charte ne change guère les finalités reconnues à l’éducation artistiques, elle diffère en ce qu’elle choisit de rappeler des principes et ne prétend pas édicter les moyens. Elle libère plus qu’elle n’enserre.

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À quand, le théâtre pour tous ?

À quand, le théâtre pour tous ?

Le 6 août dernier Françoise Nyssen, ministre de la Culture, déclarait au JDD : « Ma mission : que l’accès à la culture et plus particulièrement à la diversité culturelle ne soit pas une chance pour certains mais un droit bien réel. »

Quelques jours après elle confiait au Figaro : « La culture n’est pas un supplément d’âme, elle est constitutive de l’éducation. »

À cet égard, les publics du théâtre, à commencer par le public scolaire, devraient particulièrement intéresser les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale, puisque si la culture est constitutive de l’éducation, les chiffres de fréquentation sont loin de témoigner d’un égal accès de tous aux spectacles, et l’école – collège ou lycée – est loin de remédier aux inégalités.

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« L’Hôtel du libre échange », de Georges Feydeau

Le XIXe siècle est aussi bien l’inventeur du théâtre de lecteurs, le théâtre (à lire) dans un fauteuil des romantiques, que du théâtre d’acteurs : le théâtre  à voir absolument sur scène, théâtre des vaudevillistes dont le succès croissant accompagna sous le Second Empire et la IIIe République l’ouverture effréné de salles de spectacle.

La version de L’Hôtel du libre échange offerte par la Comédie-Française dans une mise en scène d’Isabelle Nanty retrouve ces qualités de jubilation, de plaisir et de récréation pure qui firent les beaux jours de cette pièce couronnant Feydeau en 1894.

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« La Règle du jeu » à la Comédie-Française

"La Règle du jeu" à la Comédie-FrançaiseLa Règle du jeu dans la version de Christiane Jatahy donnée à la Comédie-Française ne peut séduire que quatre types de public : celui qui n’a jamais vu le film de Jean Renoir et l’intelligence brillante de sa composition, celui qui n’a pas vu Les Damnés d’Ivo Van Hove et la pertinence pénétrante de son usage de la vidéo, celui qui ne connaît pas la Comédie-Française et sa tradition de grands textes, et enfin celui qui est toujours content de tout, chaque spectacle étant pour lui une évasion tonifiante. Les autres auront bien du mal à taire leur déception.

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Renaissance d’un « Tartuffe » baroque en trois actes

Portrait de Molière par Charles Antoine Coypel (1694-1752), Comédie-Française.

Portrait de Molière par Charles Antoine Coypel (1694-1752), Comédie-Française.

L’histoire du Tartuffe de 1664 est celle d’une carrière interrompue. Représentée pour la première fois le 12 mai 1664 à la Cour, la pièce fut interdite par le roi dès le lendemain et n’a plus fait l’objet que de quelques représentations privées. Cinq ans de travail et de patience passèrent avant qu’elle ne soit donnée en public dans la version en cinq actes que nous connaissons : Tartuffe ou l’imposteur.

Molière avait « recouvert » ce premier Tartuffe que certains n’auraient su voir et l’avait amplifié. En 1669, le roi ayant pu établir une pacification des rapports entre son pouvoir, l’Église de France, la papauté, et les jansénistes, il autorisa la pièce et c’est cette dernière version qui resta dans l’histoire. La comédie n’était plus une satire des dévots et de la dévotion mais se présentait comme une dénonciation de la fausse dévotion, de l’imposture et de son immoralité.

La version initiale et interdite de 1664, telle que Georges Forestier et Isabelle Grellet l’ont reconstruite et mise en scène, reprend sa carrière et sera jouée en déclamation « historiquement informée », dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, le 24 avril prochain.

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« Le Misanthrope », de Molière, mis en scène par Clément Hervieu-Léger

"Le Misanthrope", de Molière, mis en scène par Clément Hervieu-Léger à la Comédie-Française

« Le Misanthrope » à la Comédie-Française © Brigitte Enguerand

Après un étonnant Monsieur de Pourceaugnac aux Bouffes du nord en juin dernier, Clément Hervieu-Léger signe à la Comédie-Française une mise en scène du Misanthrope.

Depuis la première représentation en juin 1666, les mises en scène de cette pièce ont proposé de nombreuses versions d’Alceste. Celui qu’a interprété Molière au Palais Royal était comique et ridicule, en rubans verts.

La pièce fut dite autobiographique car elle suivait sa dispute avec Racine, ses tourments amoureux, ses déboires avec la censure en particulier pour le Tartuffe de 1664. Mais en 1665, la troupe de Molière est devenue la troupe du roi, et tout n’est plus si amer pour Jean-Baptiste Poquelin.

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« Racine par la racine », de Serge Bourhis

Racine par la racineHommage et désacralisation, telles sont les deux racines du spectacle de Serge Bourhis : Racine par la racine. Le défi relevé avec succès, consiste en effet à revisiter les morceaux d’anthologie du tragédien en leur apportant une petite pointe de pédagogie, une once d’anachronisme et une bonne dose de dérision.

Le spectacle se propose de rappeler en autant de tableaux les onze tragédies de Racine, en entrant dans chacune d’elle par un biais à la fois sérieux et comique : la scène d’exposition, le fait divers tragique, le sujet fait de rien, le monologue sans fin, les mots tragiques : de quoi régaler le professeur de lettres comme le simple amateur de divertissement.

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