« Loving », de Jeff Nichols

1958, État de Virginie. Mildred Jeter et Richard Loving s’aiment. Il est Blanc, elle est Noire. Pour échapper aux lois ségrégationnistes en vigueur, et dans l’attente imminente de leur premier enfant, le couple part se marier hors des frontières de l’État.

Arrêtés puis condamnés à un an de prison – suspensif en cas d’exil du territoire virginien –, les époux Loving se réfugient à Washington. Là, loin des leurs mais soutenus par l’ACLU (American Civil Liberties Union), ils entament une procédure de défense de leurs droits civiques qui les conduit jusqu’à la Cour suprême des États-Unis.

En 1967, celle-ci prononcera l’arrêt « Loving versus Virginia », cassant le jugement de l’État de Virginie.

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Deux regards sur le théâtre au XVIIe siècle : rencontre avec Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Le 10 janvier 2017, le théâtre Déjazet, à Paris, a accueilli Georges Forestier, professeur de littérature à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste du théâtre classique français, et Daniel Loayza, traducteur, dramaturge et conseiller artistique au théâtre de l’Odéon.

Cette interview croisée, suscitée par Françoise Gomez, IPR-IA de lettres de l’académie de Paris, a été réalisée à l’occasion de la nouvelle édition de La Tragédie française. Règles classiques, passions tragiques, du lancement du MOOC de Georges Forestier sur le théâtre classique français, et de la traduction inédite du Conte d’hiver, de Shakespeare, par Daniel Loayza.

La rencontre a été l’occasion d’une confrontation passionnante entre les modalités spécifiques à la tragédie française dans le sillage du classicisme et le théâtre de Shakespeare inscrit dans la veine élisabéthaine. Les réflexions sur la nature du tragique, la dramaturgie et les modalités de représentation de part et d’autre de la Manche ont été au cœur de cet échange dont nous donnons ici quelques éléments.

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« American Honey », d’Andrea Arnold

"American Honey", d’Andrea ArnoldAprès avoir sondé les affres adolescentes sous ses propres latitudes londoniennes (Fish Tank en 2009), la cinéaste britannique Andrea Arnold a choisi le Midwest états-unien pour décor de son quatrième long-métrage, American Honey.

Soit un road-movie (musical) s’étirant des vastes plaines de l’Oklahoma aux champs pétroliers du Dakota du Nord.

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Shoah et bande dessinée

Shoah et bande dessinée © Enki Billal

Shoah et bande dessinée © Enki Billal, Mémorial de la Shoah

La première fois que l’on a parlé d’un génocide dans une bande dessinée, c’était en 1919. On voyait des camps de concentration ottomans. Il était donc question du sort des Arméniens, et c’était dans un album mettant en scène… Bécassine.

Longtemps après, dans les années 2000, ce génocide donnera lieu au Décalogue, le génocide rwandais à d’autres bandes dessinées, et les crimes commis par les nazis envers les tsiganes ou homosexuels figureront eux aussi dans des albums que l’on peut feuilleter dans la dernière salle de l’exposition « Shoah et bande dessinée » qui vient de s’ouvrir au Mémorial de la Shoah à Paris.

Il va de soi que cette anecdote, découverte dans l’excellent catalogue accompagnant l’exposition, ne fait pas le cœur du sujet, lequel serait plutôt donné par le sous-titre du livre, L’image au service de la mémoire. Ce qui ne va pas de soi et suppose une réflexion sur l’image, sur la fiction et sur le témoignage aussi intense que celle que nous avons connue dans le domaine littéraire, et bien sûr le cinéma. Pour nous résumer, que montrer quand on parle de la Shoah ?

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« Noce », de Jean-Luc Lagarce

"Noce", de Jean-Luc lagarceIl est bon de ne pas réduire l’œuvre de Jean-Luc Lagarce (1957-1995) à la seule pièce Juste la fin du monde qui avait été inscrite au programme des classes de terminale L dès 2007.

Le théâtre du Lucernaire donne opportunément à la Compagnie de la Porte au Trèfle la possibilité de faire découvrir une pièce plus ancienne mais toujours d’actualité, Noce (1982), dans une mise en scène de Pierre Notte : belle manière de s’initier au théâtre contemporain et d’élargir sa connaissance de l’auteur.

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Le Prix Jean Renoir des lycéens 2016-2017 sera remis en mai prochain

Prix Jean Renoir des lycéens

Le Prix de l’Éducation nationale du Festival de Cannes est mort… Vive le Prix Jean Renoir des lycéens. Né en 2011 à la suite du premier, victime de ses contraintes, et sur le modèle du Prix lycéen de l’académie de Créteil, le Prix Jean Renoir des lycéens (PJRL) voit son audience croître d’année en année. Il en est aujourd’hui à sa sixième édition.

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« Faust », de Goethe, mis en scène par Ronan Rivière, au théâtre Le Ranelagh

Le " Faust " de Goethe, mis en scène par Ronan Rivière, au théâtre Le Ranelagh © B. Dumas

Le  » Faust  » de Goethe, mis en scène par Ronan Rivière © B. Dumas

Le théâtre du Ranelagh  offre une programmation résolument classique,  invitant des troupes jeunes et peu connues à livrer leur version d’œuvres censées être éternelles mais que le public d’aujourd’hui a tendance à dédaigner.

C’est pourtant une belle proposition du Faust de Goethe dans la traduction de Gérard de Nerval qui est donnée à découvrir dans ce petit théâtre aussi vieux et charmant que l’auteur allemand.

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Un « Tartuffe » inconnu en trois actes

Le "Tartuffe" en trois actes de MolièreLe 30 janvier 2017 s’est déroulée dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne une lecture d’un Tartuffe inconnu jusqu’alors, retrouvé ou plutôt reconstruit par Georges Forestier, chercheur en littérature et spécialiste du théâtre classique français du XVIIe siècle et par Nicole Grellet et son atelier de théâtre.

Il s’agissait de reconstituer la préfiguration de la pièce, qui sera jouée en costume le 24 avril prochain dans le même lieu.

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