« Les Quatre Filles du pasteur March », de Louisa May Alcott

« Les Quatre Filles du docteur March », de Mervyn LeRoy

L’adaptation du roman de Louisa May Alcott par Mervyn LeRoy avec June Allyson (Jo), Margaret O’Brien (Beth), Elizabeth Taylor (Amy), Janet Leigh (Meg) est diffusée sur Arte le mardi 2 janvier à 20 h 55. L’occasion de revenir aux sources du film dans l’édition du roman traduit par Malika Ferdjoukh dans la collection « Classiques abrégés » de l’école des loisirs.

Louis May Alcott, "Les Quatre Filles du pasteur March", Classiques abrégésL’histoire de Meg, Jo, Beth et Amy a traversé le siècle sous des titres divers, Les Quatre Filles du docteur March étant le plus célèbre et sans doute le moins exact, puisque leur père n’est pas médecin, mais bien pasteur…

Cette chronique d’une année dans la vie d’une famille américaine pendant la guerre de Sécession est bien autobiographique, mais, à l’image de la famille de l’auteur, celle des March n’est ni aussi conventionnelle ni aussi ordinaire qu’on a bien voulu le faire croire au lecteur.

 

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Les âges de la femme de « La Princesse de Montpensier » à « La Comtesse de Tende »

Mélanie Thierry © Studio Canal

Mélanie Thierry dans « La Princesse de Montpensier », de Bertrand Tavernier © Studio Canal

Lien conjugal et condition féminine au XVIe siècle
dans la fiction historique (XVIIe-XXIe siècle)

« La fiction et l’histoire se retrouvent non seulement dans leurs objectifs respectifs – le roman cherche à représenter le vrai et l’histoire la vérité – que dans les moyens d’y parvenir – discours et descriptions. »

Christian Zonza, La Nouvelle historique en France à l’âge classique (1657-1703), Honoré Champion, pp. 21-23.

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La publication de La Princesse de Montpensier en 1662 a eu un impact révolutionnaire dans le rapport de la fiction à l’histoire : l’histoire n’est plus seulement considérée comme une toile de fond servant de décor à une narration, elle devient la matière de la fiction et ses personnages et événements sont intégrés aux mécanismes de l’intrigue. Ceci est lié à une conception particulière de l’histoire qui naît dans la seconde moitié du XVIIe siècle : l’idée est de se détacher de l’histoire officielle et générale pour valoriser l’histoire particulière. Cette histoire particulière se donne pour but de combler les blancs de l’histoire générale en mettant en lumière les secrets de cabinets, en valorisant les existences particulières et individuelles et en soulignant les relations interpersonnelles.

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« Vienne avant la nuit », de Robert Bober, hommage aux disparus de la Seconde Guerre mondiale

Un roman au titre frappant vient de paraître : Les Amnésiques, de Géraldine Schwartz, jeune Franco-Allemande qui, découvrant que son grand-père a acheté à bas prix en 1938 une entreprise à des juifs qui allaient être déportés à Auschwitz, prend conscience du déni de responsabilité de ceux qu’on appelle les Mitlaüfer, ceux qui ont marché avec le courant.

Elle se livre donc à une enquête passionnante et met en garde contre l’amnésie sur le nazisme qui menace de plus en plus de frapper l’Europe, malgré les commémorations des deux guerres mondiales.

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« Paradis », d’Andreï Konchalovski, le meilleur et le pire

Le grand cinéaste russe Andreï Konchalovski est de retour. Sa longue et brillante carrière commencée en 1965 a connu son apogée dans les années 1970-1980 avec des films comme Siberiade ou Maria’s Lovers, mais il a aussi remporté le Lion d’argent à la Mostra de Venise en 2014 pour Les Nuits blanches du facteur.

Le film qu’il y a présenté cette année est plus controversé. Il s’agit de Paradis, un drame en noir et blanc, traité comme un documentaire, sur les camps de concentration. Sujet risqué aujourd’hui, où la représentation fictionnelle de la Shoah a atteint sa maturité avec des films comme Le Fils de Saul qui en a réinventé l’approche cinématographique.

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« L’Autre est mon avenir », de Vincent Dumesnil

Réalisé par l’académie de Paris avec le soutien de l’Union européenne, le film documentaire L’Autre est mon avenir sera diffusé à partir du mois de novembre prochain. Une avant-première réservée aux enseignants aura lieu le 15 novembre, à 14 h, au lycée Raspail, à Paris, en présence de professeurs de l’équipe-pilote.

Conçu par Françoise Gomez et réalisé par Vincent Dumesnil avec la participation de Daniel Mesguich, L’Autre est mon avenir est un projet européen qui reflète les trois volets de l’action littéraire et pédagogique éponyme, conduite de novembre 2015 à juin 2017 :  L’Autre est mon avenir. Contes nomades en collèges.

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« Jean-Pierre Melville, une vie », d’Antoine de Baecque

"Jean-Pierre Melville, une vie", d'Antoine De BaecqueUn singulier pluriel

Un de ses films figurait au programme de l’agrégation de Lettres et cela aurait plu à cet autodidacte, ou l’aurait amusé. Il a connu des années de purgatoire, mais de Scorsese à Tarantino, en passant par Abel Ferrara, John Woo et Johnnie To, de grands cinéastes le citent parmi leurs sources, l’admirent et s’en inspirent.

Ce cinéaste français, c’est Jean-Pierre Melville et Le Cercle rouge, « film somme » écrit Antoine de Baecque, était objet d’étude à l’Université. Pas le seul objet d’étude. On sait quelle place L’Armée des ombres occupe dans la filmographie consacrée à la Résistance. Lors de la projection de presse, Joseph Kessel, dont le roman était là adapté, a pleuré. Son frère d’armes pendant l’Occupation avait compris ce qu’ils avaient vécu, avait su rendre le quotidien d’un réseau, l’existence clandestine, à la fois banale et héroïque.

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« The Circle », de James Ponsoldt

Adapté du best-seller homonyme de l’écrivain Dave Eggers, paru aux États-Unis en 2013, The Circle n’est pas ce que l’on pourrait appeler un bon film. Qu’on le considère sous l’angle de sa classification dramatique – l’anticipation, un genre à risques car plus sensible au vieillissement que les autres genres – ou d’un simple point de vue esthétique, rien n’y fait, The Circle est le résultat d’un travail médiocre.

La dramaturgie y est découpée à la serpe, les personnages sommaires ou purement sacrifiés (à l’exemple de l’ombrageux Ty), la mise en scène par trop démonstrative, la fin bâclée. Il faut croire que les producteurs ont misé tout à la fois sur la torpeur de l’été, sur le succès du livre et sur les grosses têtes d’affiche du film, Emma Watson et Tom Hanks, pour appâter le spectateur.

Alors pourquoi diantre nous intéresser à ce sous-produit filmique sorti en plein cœur de l’été ?

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« Blade Runner 2049 », de Denis Villeneuve, d’un classique à l’autre

On se souvient de Blade Runner de Ridley Scott, cette œuvre unique, originelle, passée inaperçue à sa sortie en 1982, puis devenue quinze ans plus tard un film culte.

Inspiré du roman de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, le film raconte la lutte entre des androïdes appelés « replicants », créés par la Tyrell Corporation « plus humains que les humains » et les blade runners, replicants eux-mêmes, chargés de les éliminer. Il prévoit un crépuscule de l’humanité où les clones seront mêlés aux humains, où les seules étoiles seront les néons publicitaires et où on apprendra à mourir.

Blade Runner signifie « celui qui court sur le fil du rasoir ». Harrison Ford incarnait en 1982 Rick Deckard, un de ces chasseurs de replicants, retiré de la vie active mais rappelé pour la mission spéciale d’éliminer – de « retirer » – des spécimens particulièrement dangereux restés actifs, qui tuent le président de l’entreprise. La suite a été confiée au Canadien Denis Villeneuve qui s’est distingué par l’extraordinaire Arrival (Premier contact).

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