« Jersey Boys », la véritable histoire de quatre jeunes Italo-Américains : Frankie Valli et les Fours Seasons

Les "Jersey Boys" au Nouveau Théâtre de Milan © Michela Piccinini

« Jersey Boys » au Nouveau Théâtre de Milan en 2016 © Michela Piccinini

Jersey Boys raconte l’histoire vraie de jeunes Italo-Américains du New Jersey, issus de l’immigration. Ils feront tout leur possible pour sortir de leur quartier pauvre grâce à la musique, et leur succès traversera les années 50, 60 et 70 : c’est la véritable histoire du groupe les Four Seasons et de son chanteur Frankie Valli.

Ce spectacle peut ouvrir sur de nombreuses pistes pédagogiques : l’immigration italienne aux États-Unis, l’intégration, le melting-pot, la société américaine, l’American Way of Life et le rêve américain, la musique américaine des années 50, 60 et 70, la production musicale et l’industrie du disque, le monologue dans le théâtre contemporain, l’orchestration d’un spectacle musical, la comédie musicale contemporaine et le genre du juke box musical, les valeurs de l’amitié.

Ce spectacle peut par ailleurs être exploité en cours de français, d’histoire, de civilisation américaine, d’anglais, d’italien, de musique et bien sûr de théâtre et d’arts appliqués, au collège, en lycée général et technologique, et en lycée professionnel.

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« Fais de beaux rêves », de Marco Bellocchio, le couronnement d’une œuvre majeure

"Fais de beaux rêves", de Marco BellocchioMarco Bellocchio fait l’objet d’une rétrospective intégrale à la Cinémathèque française. C’était bien le moins que l’on pouvait faire pour célébrer l’un des derniers grands cinéastes en activité de la Nouvelle Vague italienne, qui sort un film bouleversant, Fai bei sogni (« Fais de beaux rêves »), sorte de recherche du temps perdu.

Cette nouvelle œuvre confirme tout ce que le reste nous avait appris. Depuis toujours Bellocchio est un révolté. Dès son premier film, Les Poings dans les poches (1965), ce cinéaste très engagé politiquement proteste, s’indigne, se bat contre les institutions dans une œuvre largement autobiographique.

L’église et son pouvoir exorbitant en Italie, la famille, qui est sa complice avec ses simagrées hypocrites (Le Sourire de ma mère, 2002), les pensionnats religieux qui préparent sa mainmise sur les individus, avec leur enseignement rétrograde, leur discipline trop rigoureuse, leur inefficacité évidente (Au nom du père, 1972), la justice (Le Saut dans le vide, 1979) toujours suspecte.

Les premiers films de Bellocchio sont provocants, rageusement sacrilèges et joyeusement blasphématoires; ils ne reculent devant aucun excès thématique ou stylistique. Puis après un long silence, il revient dans les années 2000 avec une série de films plus mûrs, plus sobres, mais tout aussi critiques des travers de son époque.

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« Loving », de Jeff Nichols

1958, État de Virginie. Mildred Jeter et Richard Loving s’aiment. Il est Blanc, elle est Noire. Pour échapper aux lois ségrégationnistes en vigueur, et dans l’attente imminente de leur premier enfant, le couple part se marier hors des frontières de l’État.

Arrêtés puis condamnés à un an de prison – suspensif en cas d’exil du territoire virginien –, les époux Loving se réfugient à Washington. Là, loin des leurs mais soutenus par l’ACLU (American Civil Liberties Union), ils entament une procédure de défense de leurs droits civiques qui les conduit jusqu’à la Cour suprême des États-Unis.

En 1967, celle-ci prononcera l’arrêt « Loving versus Virginia », cassant le jugement de l’État de Virginie.

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Deux regards sur le théâtre au XVIIe siècle : rencontre avec Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Le 10 janvier 2017, le théâtre Déjazet, à Paris, a accueilli Georges Forestier, professeur de littérature à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste du théâtre classique français, et Daniel Loayza, traducteur, dramaturge et conseiller artistique au théâtre de l’Odéon.

Cette interview croisée, suscitée par Françoise Gomez, IPR-IA de lettres de l’académie de Paris, a été réalisée à l’occasion de la nouvelle édition de La Tragédie française. Règles classiques, passions tragiques, du lancement du MOOC de Georges Forestier sur le théâtre classique français, et de la traduction inédite du Conte d’hiver, de Shakespeare, par Daniel Loayza.

La rencontre a été l’occasion d’une confrontation passionnante entre les modalités spécifiques à la tragédie française dans le sillage du classicisme et le théâtre de Shakespeare inscrit dans la veine élisabéthaine. Les réflexions sur la nature du tragique, la dramaturgie et les modalités de représentation de part et d’autre de la Manche ont été au cœur de cet échange dont nous donnons ici quelques éléments.

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« American Honey », d’Andrea Arnold

"American Honey", d’Andrea ArnoldAprès avoir sondé les affres adolescentes sous ses propres latitudes londoniennes (Fish Tank en 2009), la cinéaste britannique Andrea Arnold a choisi le Midwest états-unien pour décor de son quatrième long-métrage, American Honey.

Soit un road-movie (musical) s’étirant des vastes plaines de l’Oklahoma aux champs pétroliers du Dakota du Nord.

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Shoah et bande dessinée

Shoah et bande dessinée © Enki Billal

Shoah et bande dessinée © Enki Billal, Mémorial de la Shoah

La première fois que l’on a parlé d’un génocide dans une bande dessinée, c’était en 1919. On voyait des camps de concentration ottomans. Il était donc question du sort des Arméniens, et c’était dans un album mettant en scène… Bécassine.

Longtemps après, dans les années 2000, ce génocide donnera lieu au Décalogue, le génocide rwandais à d’autres bandes dessinées, et les crimes commis par les nazis envers les tsiganes ou homosexuels figureront eux aussi dans des albums que l’on peut feuilleter dans la dernière salle de l’exposition « Shoah et bande dessinée » qui vient de s’ouvrir au Mémorial de la Shoah à Paris.

Il va de soi que cette anecdote, découverte dans l’excellent catalogue accompagnant l’exposition, ne fait pas le cœur du sujet, lequel serait plutôt donné par le sous-titre du livre, L’image au service de la mémoire. Ce qui ne va pas de soi et suppose une réflexion sur l’image, sur la fiction et sur le témoignage aussi intense que celle que nous avons connue dans le domaine littéraire, et bien sûr le cinéma. Pour nous résumer, que montrer quand on parle de la Shoah ?

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« Noce », de Jean-Luc Lagarce

"Noce", de Jean-Luc lagarceIl est bon de ne pas réduire l’œuvre de Jean-Luc Lagarce (1957-1995) à la seule pièce Juste la fin du monde qui avait été inscrite au programme des classes de terminale L dès 2007.

Le théâtre du Lucernaire donne opportunément à la Compagnie de la Porte au Trèfle la possibilité de faire découvrir une pièce plus ancienne mais toujours d’actualité, Noce (1982), dans une mise en scène de Pierre Notte : belle manière de s’initier au théâtre contemporain et d’élargir sa connaissance de l’auteur.

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Le Prix Jean Renoir des lycéens 2016-2017 sera remis en mai prochain

Prix Jean Renoir des lycéens

Le Prix de l’Éducation nationale du Festival de Cannes est mort… Vive le Prix Jean Renoir des lycéens. Né en 2011 à la suite du premier, victime de ses contraintes, et sur le modèle du Prix lycéen de l’académie de Créteil, le Prix Jean Renoir des lycéens (PJRL) voit son audience croître d’année en année. Il en est aujourd’hui à sa sixième édition.

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