« Roubaix, une lumière », d’Arnaud Desplechin

Retour à Roubaix pour Arnaud Desplechin, qui y est né, y a vécu, et y a tourné deux de ses films, Un conte de Noël (2008) et Trois Souvenirs de ma jeunesse (2015). Retour sur les terres urbaines de sa jeunesse, mais pas à l’urbanité de son territoire cinématographique.

Le réalisateur, habitué des tourments d’un certain milieu aisé et cultivé, a cette fois fait le choix de poser sa caméra dans le quartier ouvrier du Pile où une octogénaire a été assassinée. Comme une manière d’interroger « sa » ville à l’envers, d’en questionner la part maudite qui court dans ses rues comme un sang acide coule dans les veines de certains de ses habitants.

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 « Dramaturgies de l’atelier-théâtre 2 : Au bonheur des petites formes », de Chantal Dulibine et Bernard Grosjean

« Dramaturgies de l’atelier-théâtre 2 : Au bonheur des petites formes », de Chantal Dulibine et Bernard Grosjean,Cet ouvrage est la seconde collaboration de Chantal Dulibine, enseignante et formatrice d’enseignants, et Bernard Grosjean, metteur en scène-intervenant et enseignant à l’Institut d’études théâtrales de Paris III.

Dans leur premier opus, Coups de théâtre en classe entière au collège et au lycée, les deux auteurs avaient déjà exploré les diverses façons d’aborder le texte et le jeu théâtral en contexte scolaire. Ils proposaient, sous forme de fiches pédagogiques concrètes, une réflexion sur les consignes pour lire, jouer, écrire et regarder du théâtre, sur les moyens d’étendre le répertoire travaillé au domaine contemporain, et sur les obstacles qui risquaient de se présenter aux enseignants et artistes-intervenants souhaitant mettre en place ce type d’atelier.

Pour s’adapter au format de plus en plus réduit des ateliers théâtre, ils proposent cette fois-ci un ouvrage consacré aux petites formes, c’est-à-dire à des spectacles composés de plusieurs textes, le plus souvent dramatiques, qui se frottent les uns aux autres pour donner un sens inédit. Tout en offrant une plus grande flexibilité en termes de postes de jeu, de dispositif scénique et de temporalité, la petite forme stimule l’imaginaire des élèves en s’appuyant sur une grande diversité culturelle et un renouvellement des formes dramatiques.

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« Contre le théâtre politique », d’Olivier Neveux

Olivier Neveux, "Contre le théâtre politique"Écho du mot fameux de Sacha Guitry, « Les femmes je suis contre, tout contre », ce  Contre le théâtre politique est moins le signe d’une opposition à un quelconque théâtre politique qu’une enquête sur tout ce qui vient, comme le dit son auteur,  « buter contre le théâtre politique », autrement dit tout ce qui l’entoure pour mieux le contenir ou au contraire l’aider à s’affranchir.

Olivier Neveux poursuit ici une œuvre universitaire constamment tournée vers les luttes du théâtre dont l’avant-dernier essai, Politiques du spectateur (2013) étudiait les façons dont le théâtre transgressif traitait son spectateur.

Dans ce Contre le théâtre politique, il s’agit désormais d’étudier comment le théâtre se situe face à l’État, ce qu’il fait de la politique ou comment il est politique.

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La Lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires

Du voyage réel aux voyages imaginaires au Grand Palais, il vous reste deux semaines pour décrocher la Lune.

Tandis que l’on fête les premiers pas de l’homme sur la Lune, le sous-titre de cette exposition pourrait être De la Lune à la Terre tant elle nous réacclimate à l’astre principal de nos existences terrestres.

Clichés à 360 degrés de la surface lunaire, télescopes, divinités en terre cuite ou en bronze, tout concourt en effet à nous familiariser de nouveau avec la Lune en suivant toutes les pistes du génie humain.

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« So long, my son », de Wang Xiaoshuai

So long, my son, de Wang Xiaoshuai, a été fort justement remarqué lors de la dernière édition du Festival de Berlin en février dernier.

Et ses deux principaux comédiens dûment récompensés – Ours d’argent de la meilleure actrice pour Yong Mei et du meilleur acteur pour Wang Jingchun – pour leur prestation dans le douzième long-métrage du réalisateur chinois.

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Art et utopie au pays des Soviets

La Révolution d’Octobre de 1917 suscite en Russie un vent d’espoir, celui en particulier de pouvoir créer une société nouvelle fondée sur la liberté. Les artistes russes s’emparent de l’événement dans un pluralisme et un éclectisme tourbillonnant, autorisé voire encouragé par les bolchéviks.

Devenu l’Union des Républiques socialistes soviétiques, le pays de la révolution socialiste qui vit à partir de la fin des années 1920 sous la coupe stalinienne, connaît dans les décennies suivantes un « grand tournant » artistique totalitaire.

Ces deux périodes bien différentes, fondées sur deux utopies radicalement opposées, forment le découpage chronologique de la très belle et riche exposition présentée jusqu’au 1er juillet au Grand Palais.

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