Les « Classiques » de l’école des loisirs font peau neuve

Les "Classiques" de l'école des loisirsUne collection de référence
qui allie l’exigence d’une culture classique

aux nécessités de l’enseignement d’aujourd’hui

Pour découvrir les nouvelles éditions des « Classiques » de l’école des loisirs, parmi lesquels plusieurs titres recommandés par le ministère de l’Éducation nationale, du cycle 3 à la troisième, recevez gratuitement et sans engagement l’un des quatre titres suivants :

L’Odyssée, d’Homère,
Germinal, d’Émile Zola,
Moby Dick, d’Herman Melville,
Voyage au centre de la Terre, de Jules Verne.

Chacun de ces ouvrages a fait l’objet de séquences pédagogiques expérimentées en classe avec succès et disponibles sur le site de l’École des lettres.

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Gustav Klimt, à l’Atelier des lumières

Gustav Klimt © Culturespaces / E. Spiller

Gustav Klimt © Culturespaces / E. Spiller

Un nouveau lieu d’exposition – l’Atelier des lumières – a ouvert ses portes le 13 avril dernier dans une ancienne fonderie située rue Saint-Maur à Paris (11e). L’espace de 1 500 mètres carrés sur 10 mètres de haut (tout de même !) se trouve niché derrière une façade d’immeuble ordinaire.

À l’intérieur, l’ossature métallique, une cheminée et une tour de séchage témoignent de son passé industriel (1835-1929).

Pour l’inauguration de cet endroit promis à des expériences « immersives monumentales », l’organisateur privé Culturespaces (filiale d’Engie, ex-GDF Suez), aux commandes de dix autres lieux tels que les musées Jacquemart-André et Maillol à Paris, et les Carrières des lumières aux Baux-de-Provence, a fait le choix du maître décoratif de la Sécession viennoise, Gustav Klimt (1862-1918). Où il sera surtout question de sa période dorée, de plusieurs portraits et paysages.

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L’utilisation du numérique pour penser, développer et évaluer l’impact des projets européens tout en se formant

Erasmus + FranceLe mardi 1er mars 2011, en contextualisant la révolution numérique dans l’histoire de l’humanité, Michel Serres évoquait les possibilités de libération des créatrices dans « Les nouveaux défis de l’éducation » lors d’un discours à l’Académie française :

« Oui, nous vivons une période comparable à l’aurore de la Paideia, après que les Grecs apprirent à écrire et démontrer ; comparable à la Renaissance qui vit naître l’impression et le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu’en même temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance et la mort, la souffrance et la guérison, l’être-au-monde lui-même, les métiers, l’espace et l’habitat. Face à ces mutations, sans doute convient-il d’inventer d’inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos conduites et nos projets. Nos institutions luisent d’un éclat qui ressemble, aujourd’hui, à celui des constellations dont l’astrophysique nous apprit jadis qu’elles étaient mortes déjà depuis longtemps. »

La liste des outils numériques disponibles est importante dans une démarche de projet. Cet article a pour objet d’ouvrir des pistes pour se servir du numérique dans un projet – et tout particulièrement un projet européen.

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« André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne », d’Évelyne Lantonnet

Évelyne Lantonnet, "André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne"Au lecteur, bien informé ou profane, qui souhaiterait disposer d’une synthèse sûre et accessible permettant de connaître et de comprendre Malraux, de saisir toutes les facettes de l’homme, de rassembler les fils d’une œuvre déployée avec une extrême diversité, il faut recommander l’ouvrage d’Évelyne Lantonnet dont le titre à lui seul peut fournir une clé d’interprétation, André Malraux ou Les Métamorphoses de Saturne.

Les deux mots du second titre sont essentiels. « Métamorphose » d’abord, car l’idée de changement, de transformation, d’exploration de formes inédites est consubstantielle à l’œuvre de celui qui baptise un de ses essais les plus fameux, achevé en 1976, La Métamorphose des dieux. Dans sa vie comme dans son œuvre, Malraux incarne bien l’idée de métamorphose, ouvrant en permanence des portes nouvelles qui semblent contraires aux précédentes, cultivant une éthique de la surprise et une esthétique de l’innovation, expérimentant divers genres, formes, postures, refusant les étiquettes de convention.

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« En guerre », de Stéphane Brizé

"En guerre", de Stéphane BrizéLe Festival de Cannes, où le huitième long-métrage de Stéphane Brizé (Une vie, 2016 ; La Loi du marché, 2015) est présenté mardi 15 mai en compétition officielle, apparaît comme une chambre d’écho des cinématographies de la planète autant que des soubresauts qui l’agitent.

Conflits religieux, malaise des banlieues, crises identitaires, tragédies migratoires, désastres écologiques, ou comme ici désordres économiques et âpres batailles syndicales, sont des sujets qui ont servi de cadre à nombre d’histoires douloureuses et autant de films magnifiques.

Voir les trois dernières Palme d’or : Dheepan (Jacques Audiard, 2015), Moi, Daniel Blake (Ken Loach, 2016), The Square (Ruben Östlund, 2017).

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« Everybody knows », d’Ashgar Farhadi, ou l’engrenage du ressentiment

"Everybody knows", d'Ashgar FarhadiUn talent certain, des interprètes magnifiques et une histoire de secrets de famille comme Ashgar Farhadi sait si bien les mettre en scène, avec un dialogue permanent entre le passé et le présent, font que ce film a d’ores et déjà toutes les chances de figurer au palmarès du 71e Festival de Cannes. Car Farhadi sait mieux que personne envisager tous les aspects d’une situation, les motivations de chacun des personnages, et éviter tout manichéisme. On s’en était rendu compte dans son premier succès mondial : Une séparation.

Pourtant ce film-ci laisse une certaine insatisfaction. Il mérite de garder son titre espagnol Todos lo saben, car il a été tourné en Espagne avec un casting exclusivement espagnol et raconte un drame familial.

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Construire le savoir grammatical en manipulant la langue. Comment donner du sens à (et le goût de) la grammaire ?

Georges Braque, « Nature morte au violon », 1913

L’université Paris-Descartes (laboratoire Éducation, Discours, Apprentissages) et l’ÉSPÉ de Paris organisent le 6 juin 2018 une journée d’étude intitulée Construire le savoir grammatical en manipulant la langue. Comment donner du sens à (et le goût de) la grammaire ?

L’approche de la langue dans l’enseignement au moyen de manipulations linguistiques étant l’une des préconisations récentes des programmes officiels, cette journée d’études s’inscrira dans une dynamique qui répond à des préoccupations actuelles.

Nous proposons de mener une réflexion sur les méthodologies à privilégier dans l’enseignement de la langue pour favoriser la construction des catégories grammaticales en lien avec les compétences en lecture et en écriture. Il s’agit également de nous interroger sur les dispositifs pédagogiques permettant d’articuler étude de la langue et compréhension, tout en (re)donnant du sens à (et le goût de) la grammaire.

On se demandera comment rendre l’élève acteur de la maîtrise de la langue, orale et écrite, en développant son regard réflexif à l’égard de ses pratiques : interroger, déconstruire et (re)construire les représentations en classe, pour aller de l’épilinguistique au métalinguistique. Quelles démarches didactiques et activités pédagogiques mettre en place pour développer les compétences linguistiques des élèves, de la co-construction du sens à la production à l’oral et à l’écrit ?

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« Philocomix », de Jean-Philippe Thivet, Jérôme Vermer et Anne-Lise Combeaud: le gai savoir en bulles

Qu’est-ce que le bonheur ? La question occupe régulièrement la une des magazines, et les ouvrages invitant à la méditation, à la sagesse, à la spiritualité, au développement de la vie intérieure (programme non exhaustif), trônent en bonne place dans les librairies comme sur les listes des best-sellers. Il faut avouer que le sujet trouve écho en chacun de nous, que l’on soit élève de primaire, de collège ou de lycée, professeur débutant ou aguerri, philosophe de formation ou parfait néophyte.

Dans Philocomix, la quête existentielle prend tout son sens, et le titre de cette bande dessinée figure l’ambition d’un projet à la portée universelle, alliant pédagogie et humour, rigueur scientifique et graphisme ludique.

Pour cerner la notion de bonheur, les trois auteurs développent la question du « vivre bien » sur laquelle se sont penchés des « poids lourds » de la pensée occidentale, de l’Antiquité au XIXe siècle. Cependant, le bonheur dont il est ici question, loin d’être une simple forme de développement personnel, concerne aussi bien la collectivité que l’individu.

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