« Le Client », d’Asghar Farhadi, Oscar du meilleur film étranger 2017

Mis en avant

« Le Client », d’Asghar Farhadi, Des cris, un store entrebaillé par un homme qui regarde par la fenêtre : un plan-séquence étourdissant de virtuosité nous entraîne dans l’escalier et nous fait sortir d’urgence d’un immeuble qui menace de s’effondrer. Emad et Rana quittent à la hâte leur appartement qui se lézarde.

Les voilà sans domicile et réduits à s’installer dans le théâtre où ils jouent ensemble La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Mais le régisseur leur propose un appartement qui vient de se vider de son occupante. Reconnaissants, ils s’y installent.

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« Jersey Boys », la véritable histoire de quatre jeunes Italo-Américains : Frankie Valli et les Fours Seasons

Les "Jersey Boys" au Nouveau Théâtre de Milan © Michela Piccinini

« Jersey Boys » au Nouveau Théâtre de Milan en 2016 © Michela Piccinini

Jersey Boys raconte l’histoire vraie de jeunes Italo-Américains du New Jersey, issus de l’immigration. Ils feront tout leur possible pour sortir de leur quartier pauvre grâce à la musique, et leur succès traversera les années 50, 60 et 70 : c’est la véritable histoire du groupe les Four Seasons et de son chanteur Frankie Valli.

Ce spectacle peut ouvrir sur de nombreuses pistes pédagogiques : l’immigration italienne aux États-Unis, l’intégration, le melting-pot, la société américaine, l’American Way of Life et le rêve américain, la musique américaine des années 50, 60 et 70, la production musicale et l’industrie du disque, le monologue dans le théâtre contemporain, l’orchestration d’un spectacle musical, la comédie musicale contemporaine et le genre du juke box musical, les valeurs de l’amitié.

Ce spectacle peut par ailleurs être exploité en cours de français, d’histoire, de civilisation américaine, d’anglais, d’italien, de musique et bien sûr de théâtre et d’arts appliqués, au collège, en lycée général et technologique, et en lycée professionnel.

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Gloser numériquement un texte

Éclairer un texte par un commentaire est l’une des activités principales du professeur, et ce, à tous les niveaux d’enseignement et dans toutes les disciplines. Cette glose, ce commentaire, c’est soit l’enseignant qui les produisent soit l’élève pour montrer sa compréhension d’un passage précis ou pour justifier une idée, une affirmation.

Rien de nouveau donc, une pratique très ancienne même. Mais que peut apporter le numérique  dans cette démarche ? Quelle plus-value peut-on en attendre ? Nous avons choisi de tester la plateforme anglaise Glose pour commenter des textes avec des élèves lors de formations en établissement.

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« Ma guerre. De La Rochelle à Dachau », de Guy-Pierre Gautier et Tiburce Oger

"Ma guerre. De La Rochelle à Dachau", de G. P. Gautier & T. Oger, éditions Rue de Sèvres

« Ma guerre. De La Rochelle à Dachau », de G.-P. Gautier & T. Oger, éditions Rue de Sèvres

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« Ma guerre », notre histoire

Voilà un album qui fera sans doute date.

Loin de véhiculer des idées reçues sur les représentations de la Résistance et de la déportation durant la Deuxième Guerre mondiale, il donne à lire et à voir, avec nuance et humilité, dans une osmose redoutable entre le texte et l’image, le destin d’un homme ordinaire qui fut et doit être vu aujourd’hui comme un héros. Au sens plein du terme.

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« N’être personne », de Gaëlle Obiégly. Pour se débarrasser de son existence

"N'être personne", de Gaëlle ObiéglyUn vendredi en fin d’après-midi, la narratrice de N’être personne se trouve enfermée dans les toilettes de l’entreprise qui l’emploie comme hôtesse d’accueil. Munie d’un simple stylo-bille et du papier hygiénique dont elle dispose, elle « rumine », songe et écrit les pages qu’on lit.

Sur cette trame très simple, insignifiante, Gaëlle Obiégly écrit un livre qu’on ne saurait classer, entre le reportage, le recueil d’aphorismes, la réflexion sur l’écriture, avec un sens et un goût du coq-à-l’âne, des liens improbables et des digressions qui font de la lecture une activité incessante et vivante.

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« Fais de beaux rêves », de Marco Bellocchio, le couronnement d’une œuvre majeure

"Fais de beaux rêves", de Marco BellocchioMarco Bellocchio fait l’objet d’une rétrospective intégrale à la Cinémathèque française. C’était bien le moins que l’on pouvait faire pour célébrer l’un des derniers grands cinéastes en activité de la Nouvelle Vague italienne, qui sort un film bouleversant, Fai bei sogni (« Fais de beaux rêves »), sorte de recherche du temps perdu.

Cette nouvelle œuvre confirme tout ce que le reste nous avait appris. Depuis toujours Bellocchio est un révolté. Dès son premier film, Les Poings dans les poches (1965), ce cinéaste très engagé politiquement proteste, s’indigne, se bat contre les institutions dans une œuvre largement autobiographique.

L’église et son pouvoir exorbitant en Italie, la famille, qui est sa complice avec ses simagrées hypocrites (Le Sourire de ma mère, 2002), les pensionnats religieux qui préparent sa mainmise sur les individus, avec leur enseignement rétrograde, leur discipline trop rigoureuse, leur inefficacité évidente (Au nom du père, 1972), la justice (Le Saut dans le vide, 1979) toujours suspecte.

Les premiers films de Bellocchio sont provocants, rageusement sacrilèges et joyeusement blasphématoires; ils ne reculent devant aucun excès thématique ou stylistique. Puis après un long silence, il revient dans les années 2000 avec une série de films plus mûrs, plus sobres, mais tout aussi critiques des travers de son époque.

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« Loving », de Jeff Nichols

1958, État de Virginie. Mildred Jeter et Richard Loving s’aiment. Il est Blanc, elle est Noire. Pour échapper aux lois ségrégationnistes en vigueur, et dans l’attente imminente de leur premier enfant, le couple part se marier hors des frontières de l’État.

Arrêtés puis condamnés à un an de prison – suspensif en cas d’exil du territoire virginien –, les époux Loving se réfugient à Washington. Là, loin des leurs mais soutenus par l’ACLU (American Civil Liberties Union), ils entament une procédure de défense de leurs droits civiques qui les conduit jusqu’à la Cour suprême des États-Unis.

En 1967, celle-ci prononcera l’arrêt « Loving versus Virginia », cassant le jugement de l’État de Virginie.

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Deux regards sur le théâtre au XVIIe siècle : rencontre avec Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Georges Forestier et Daniel Loayza

Le 10 janvier 2017, le théâtre Déjazet, à Paris, a accueilli Georges Forestier, professeur de littérature à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste du théâtre classique français, et Daniel Loayza, traducteur, dramaturge et conseiller artistique au théâtre de l’Odéon.

Cette interview croisée, suscitée par Françoise Gomez, IPR-IA de lettres de l’académie de Paris, a été réalisée à l’occasion de la nouvelle édition de La Tragédie française. Règles classiques, passions tragiques, du lancement du MOOC de Georges Forestier sur le théâtre classique français, et de la traduction inédite du Conte d’hiver, de Shakespeare, par Daniel Loayza.

La rencontre a été l’occasion d’une confrontation passionnante entre les modalités spécifiques à la tragédie française dans le sillage du classicisme et le théâtre de Shakespeare inscrit dans la veine élisabéthaine. Les réflexions sur la nature du tragique, la dramaturgie et les modalités de représentation de part et d’autre de la Manche ont été au cœur de cet échange dont nous donnons ici quelques éléments.

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« American Honey », d’Andrea Arnold

"American Honey", d’Andrea ArnoldAprès avoir sondé les affres adolescentes sous ses propres latitudes londoniennes (Fish Tank en 2009), la cinéaste britannique Andrea Arnold a choisi le Midwest états-unien pour décor de son quatrième long-métrage, American Honey.

Soit un road-movie (musical) s’étirant des vastes plaines de l’Oklahoma aux champs pétroliers du Dakota du Nord.

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